Publié le Dimanche 22 Juin 2014 à

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Bruxelles: deux fois plus de caméras dans le métro d'ici 2020

Ch.v.

Avec l’automatisation du métro, la Stib va devoir considérablement étoffer son parc de caméras de surveillance dans les stations de (pré)métro. De 2.000 appareils actuellement, on devrait passer à au moins 4.000 pièces avec le démarrage du projet Pulsar en 2020. Elles seront nécessaires pour la société de transport public garder un œil sur ses nouveaux véhicules.


Il y a actuellement un peu plus de 2.000 caméras dans le contexte métro.

D. Le Lardic

Il y a actuellement un peu plus de 2.000 caméras dans le contexte métro.

Le nombre de caméras de surveillance installées dans les stations de (pré)métro va considérablement augmenter dans les prochaines années. Avec la mise en place du programme Pulsar, qui vise l’automatisation du métro sur les lignes 1 et 5, la société de transport public projette de doubler son dispositif dans ses rames et ses stations. On passerait alors d’un réseau d’environ 2.000 caméras à plus de 4.000 appareils d’ici les années 2020.

Le cahier des charges du projet Pulsar préconise même la recherche d’un système de signalisation capable de gérer jusqu’à… 15.000 caméras simultanément. Un chiffre avancé également dans une étude du CIRB, le Centre d’Informatique pour la Région bruxelloise, datant de septembre 2013. «  Toutefois  », nuance Françoise Ledune, porte-parole de la Stib, «  il s’agissait davantage de mettre le chiffre maximum dans le cahier des charges car nous parlons d’un projet qui durera des années. Mais il n’y aura pas 15.000 caméras d’ici à la mise en place du projet Pulsar. Parler d’un doublement du dispositif est plus réaliste.  »

Mais pourquoi ce projet implique-t-il la mise en place d’un tel dispositif ? Tout simplement parce que vu l’absence de conducteur, ces caméras supplémentaires seront nécessaires pour gérer le flux de voyageurs dans les stations, le flux d’entrée dans les véhicules, mais également pour suivre la progression des véhicules. «  Nous devons savoir en permanence où les rames se trouvent  », note encore notre interlocutrice. «  Ces nouvelles caméras seront donc installées progressivement dans les tunnels, les véhicules et les stations d’ici à 2023.  »

Comme à Lille

Une salle de contrôle munie d’écrans reliés aux caméras permettra aux agents de garder un œil sur l’état de l’ensemble des équipements du métro et d’intervenir dans le cas où ils constatent un problème. C’est déjà de cette manière que le métro automatisé fonctionne à Lille (France), par exemple. Si la situation l’exige, les techniciens peuvent bloquer la rame et réaliser plusieurs actions afin de la faire redémarrer, voire la remorquer jusqu’à un garage.

Notons qu’actuellement, les caméras de surveillance du réseau souterrain représentent environ un tiers du dispositif de la Stib, qui compte au total 6.800 appareils sur l’ensemble du réseau. En comptant aussi celles installées dans les dépôts.

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