Publié le Mardi 28 Octobre 2014 à

Régions > Mons

Mons: une chapelle du silence à la rue de Nimy

V. Piccillo

À la rue de Nimy, l’ancienne caserne des pompiers opère actuellement sa transformation en un futur centre dédié à la musique contemporaine. Arsonic, surnommé « La Maison de l’écoute », délivrera ses premières notes en avril 2015. Le bâtiment comptera, parmi ses nombreux espaces, un lieu unique et fascinant : une chapelle du silence. Visite guidée en compagnie de Jean-Paul Dessy.

D.R.

E.Ghislain

L’Histoire de la musique compte quelques exemples de compositeurs ayant pris part à la création d’un lieu de représentation. L’un des exemples les plus fameux est sans nul doute le Festspielhaus à Bayreuth, devenu le lieu de pèlerinage de tous les Wagnériens. Il en sera, qui sait, peut-être de même d’Arsonic dont l’existence est déjà indissociable de la personnalité du musicien, compositeur et directeur de l’ensemble de musique contemporaine Musique Nouvelles, Jean-Paul Dessy. « Le premier partenaire du musicien, c’est la salle de concert. Or, il arrive très souvent que les artistes soient mis en difficulté par un lieu hostile. Quand je suis arrivé à Mons en 1998, j’ai tout de suite insisté sur le fait qu’une ville comme Mons se devait d’avoir un lieu d’écoute digne de ce nom. Un tel endroit est nécessaire pour que la musique puisse nous pénétrer, aller au fond de nous-mêmes. Cela participe par ailleurs à la propagation des œuvres. » explique-t-il.

Se fondant sur sa riche expérience de plus d’un millier de concerts, l’artiste mondialement reconnu a ainsi imaginé sur le papier la salle de concert idéale.

Près de 10 ans plus tard – et un budget de 3,5 millions d’euros – ce « studio d’expérimentations sonores » est désormais une réalité tangible bientôt prête à se dévoiler. Derrière les murs de l’ancienne caserne des pompiers, à la rue de Nimy, se dessinent des espaces aux noms puissamment évocateurs. Tels que le « Passage des rumeurs », lieu d’expositions et de découvertes sonores ; la « Salle d’émerveillement » destinée aux oreilles les plus jeunes (dès 9 mois) ; ou, certainement la plus fascinante de toutes, la « Chapelle du Silence ». « C’est un lieu très particulier qui ne connaît pas de précédent », commente Jean-Paul Dessy. « Dans les villes, on connaît très peu de lieux de calme. Le but est de permettre à tout un chacun, tous les jours de la semaine de venir s’asseoir, de se recentrer mais aussi d’entendre des propositions sonores adaptées à l’écoute la plus fine. »

(...)

Un reportage à lire en intégralité dans votre journal La Province de ce mardi.

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