Publié le Mardi 4 Novembre 2014 à

Actualité > Economie

Des funérailles de plus en plus coûteuses

Rédaction en ligne

Le week-end de la Toussaint a été l’occasion, pour beaucoup d’entre nous, de se recueillir sur les tombes de proches. Et comme chaque année, la mort a été le sujet de nombreuses réflexions, de multiples conversations. Et, puisque la mort est inéluctable, on arrive inévitablement à penser à la sienne.

Illustration Photo News

Pas assez ! Contrairement à son voisin hollandais, le Belge ne songe pas beaucoup à son décès et il sous-estime, en tout cas, les frais de ses funérailles. Frais qui pourtant ne cessent de croître.

17.248 euros en 2038 ?

À l’heure actuelle, le prix d’un enterrement se situe entre 3.500 et 5.500 euros, voire plus. Et, contrairement à une idée reçue, l’incinération n’est pas plus économique ; elle peut coûter quelque 8 % de plus.

«  Pour l’ensemble de la Belgique, cela fait en moyenne 3.910 euros. Précisons encore que le coût d’un monument funéraire (par exemple une pierre tombale, qui coûte facilement 2.000 euros) n’entre pas en ligne de compte, tout simplement parce qu’il existe énormément de possibilités, et donc, de différences de prix. Dans de nombreux cas, les frais de funérailles seront donc encore supérieurs à cette moyenne  », explique Marysia Kluppels, porte-parole du spécialiste en obsèques DELA. Et de poursuivre : «  Au regard des factures de ces 30 dernières années, fournies par les pompes funèbres de notre réseau, nous avons calculé que les frais d’obsèques moyens ont quadruplé sur ce laps de temps. Si cette augmentation de 64 % tous les dix ans se poursuit, on payera pour des obsèques en moyenne 6.412 euros en 2018, 10.517 en 2028 et 17.248 en 2038 ! Il ne s’agit là que de moyennes car, en fonction des exigences particulières de chacun, il faut encore tenir compte d’une fluctuation minimale d’environ 25 %  ».

Différents facteurs sont responsables de cette augmentation du coût moyen des funérailles. Ainsi, le métier d’entrepreneur de pompes funèbres s’est sérieusement professionnalisé.

Des investissements ont également été consentis au niveau des infrastructures. Contrairement à jadis, le corps d’un défunt n’est plus que très rarement mis en bière à domicile et les entreprises de pompes funèbres disposent à l’heure actuelle d’un funérarium qui doit répondre à une série de normes légales.

Dur à assumer

Nous constatons également une augmentation du nombre de tâches qui incombent à l’entrepreneur de pompes funèbres, aussi bien au niveau administratif qu’en ce qui concerne les à-côtés, et ce, à la demande du client. Ainsi, ce sont souvent les entrepreneurs de pompes funèbres qui s’occupent aujourd’hui des collations ou réceptions, mais aussi de l’achat des fleurs, etc.

Ce qui fait que de plus en plus de personnes ont dur d’assumer les frais des obsèques d’un proche. D’où le succès croissant des assurances obsèques dont DELA s’est fait un spécialiste.

> Qu’est-ce qu’une assurance obsèques ?

Une assurance obsèques est une assurance qui couvre les frais des funérailles et autres frais supplémentaires (formalités administratives, assistance psychologique, etc.)

Ceux qui souhaitent conclure une assurance obsèques définissent le montant qu'ils veulent prévoir pour leurs obsèques et indiquent l'âge jusqu'auquel ils veulent payer. Ces données permettent de déterminer une prime mensuelle, trimestrielle, semestrielle, annuelle ou unique. Plus la police est conclue tôt, moins les primes sont élevées.

L’argent reste bloqué jusqu’au moment du décès. Ce placement ressemble donc un peu à de l’épargne, mais il s’agit, bien sûr, d’une assurance. En cas de décès avant la fin de la cotisation, les proches bénéficient tout de même du montant total de l'assurance. Si les obsèques coûtent, finalement, moins que le montant assuré, DELA rembourse le solde au(x) bénéficiaire(s) désigné(s) par l'assuré.

> D'autres manières de prévoir des fonds pour ses obsèques

L’assurance-vie. L’assurance obsèques et l’assurance-vie sont deux types d’assurances différents. Une assurance-vie est souscrite pour garder une poire pour la soif. Mais l’argent est souvent versé avant l’âge du décès (généralement à 65 ans) et rien ne dit qu’il en restera au moment du décès. Une assurance-vie contient aussi, souvent, une couverture contre le risque de décès qui prévoit le versement d’un montant en cas de décès prématuré de l’assuré. De cette façon, le conjoint survivant peut continuer à rembourser l’emprunt hypothécaire ou les enfants peuvent poursuivre leurs études. Cet argent peut, bien sûr, être affecté au paiement des obsèques, mais ce n’est pas son but premier. Aucune assistance personnalisée n’est, en outre, prévue. Les proches doivent prendre en charge toutes les questions liées aux obsèques, tandis que l’assurance obsèques de DELA se charge de toutes les formalités administratives.

Épargne. L’épargne pour financer ses obsèques est une autre option, mais elle est moins sûre : les proches ne pourront compter que sur le montant épargné. L’argent est, en outre, toujours disponible pour d’autres dépenses et l’épargne peut donc être, considérablement, réduite à la suite de frais importants (prévus ou pas). Une assurance obsèques offre la certitude du versement du capital total, même en cas de décès anticipé. Un exemple : l’assuré a souscrit une assurance obsèques pour 5.000 euros et a opté pour un paiement mensuel pendant quinze ans. Il décède après deux ans. L’assurance obsèques intervient pour les 5.000 euros initialement convenus.

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