Publié le Mercredi 26 Novembre 2014 à

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Procès Ihsane Jarfi: avant de torturer un homosexuel, deux accusés avaient aussi agressé un handicapé mental

Belga

Deux des accusés ont encore été interrogés mercredi matin devant la cour d’assises de Liège au procès de Mutlu Kizilaslan, Jérémy Wintgens, Jonathan Lekeu et Eric Parmentier, accusés de l’assassinat d’Ihsane Jarfi. Jonathan Lekeu et Jérémy Wintgens avaient aussi agressé un handicapé mental de 60 ans dans des circonstances similaires.

Mutlu Kizilaslan, Jérémy Wintgens, Jonathan Lekeu et Eric Parmentier sont accusés d’avoir assassiné Ihsane Jarfi (32 ans) la nuit du dimanche 22 avril 2012 parce qu’il était homosexuel. Mais Jonathan Lekeu et Jérémy Wintgens répondent également d’une agression commise la nuit du 4 au 5 octobre 2010 à Liège. Dans des circonstances similaires à la disparition d’Ihsane Jarfi, ils avaient embarqué un handicapé mental de 60 ans avant de le massacrer et de lui voler ses effets personnels. Cet homme, qui était apprécié des forains de la Foire d’octobre de Liège pour leur rendre de multiples services, souffrait d’un retard important et s’exprimait comme un enfant de 10 ans.

Jonathan Lekeu et Jérémy Wintgens erraient sans but précis au centre de Liège à bord d’une BMW. Ils ont remarqué cet homme qui faisait du stop et ils ont effectué un demi-tour pour le charger. Selon Jonathan Lekeu, c’est Jérémy Wintgens qui a pris l’initiative d’embarquer cet homme. Ils ont ensuite pris la direction des bois de Seraing. «On lui a demandé de vider ses poches mais il n’a pas voulu. C’est Jérémy Wintgens qui l’a fait sortir de la voiture. Il l’a fouillé et lui a donné des coups dans le ventre. Ensuite, on l’a laissé s’enfuir dans les bois. Jérémy Wintgens lui a donné un coup de pied dans les fesses pour qu’il parte dans les bois. On a acheté à boire avec son argent et j’ai gardé son téléphone», a expliqué Jonathan Lekeu.

Jérémy Wintgens a soutenu qu’il a eu ce soir-là une bonne intention. Il prétend qu’il a chargé cet homme qui faisait de l’autostop car il avait de la peine de le voir sur le bord de la route. «Cela partait d’une très bonne intention de ma part. On voulait le déposer à Seraing. Mais il a refusé de faire la conversation en chemin. Je ne fais pas le taxi ! Je me suis énervé à cause de ce manque de respect. Je lui ai porté un coup de poing dans le ventre devant son refus de participer aux frais du trajet», a expliqué Jérémy Wintgens.

Jérémy Wintgens a relativisé, à sa manière, cette scène de violence de laquelle la victime est sortie traumatisée. «Je ne l’ai pas brutalisé. Je lui ai juste donné quelques coups, certes, mais il était encore sur ses deux jambes lorsque je lui ai demandé de partir !», a-t-il commenté.

  • http://www.rtl.be/videos/page/syndication/913.aspx?videoid=516479&bautonext=1&key=7f446f6a-ccc6-42dc-b70c-8961b93cef91

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