Publié le Mercredi 7 Janvier 2015 à

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Corinne Rey était sur les lieux de l'attentat: "Ils parlaient parfaitement le français et se revendiquaient d'Al Qaïda"

Rédaction en ligne

Contactée par le quotidien français L’Humanité, Corinne Rey, une dessinatrice de Charlie Hebdo, a accepté de témoigner et de raconter sa version des faits. Un autre témoin explique, elle, avoir vécu les derniers moments d’un policier blessé.

AFP

Jointe par le quotidien français L’Humanité, Corinne Rey, une dessinatrice du journal satirique Charlie Hebdo où s’est déroulé l’attentat ce mercredi matin, a brièvement témoigné: "J’étais allée chercher ma fille à la garderie, en arrivant devant la porte de l’immeuble du journal deux hommes cagoulés et armés nous ont brutalement menacées. Ils voulaient entrer, monter. J’ai tapé le code. Ils ont tiré sur Wolinski, Cabu… ça a duré cinq minutes… Je m’étais réfugiée sous un bureau… Ils parlaient parfaitement le français… Se revendiquaient d’Al Qaïda."

Capture d’écran L’humanité.fr

"Cela a duré de cinq à dix minutes", commente Benoît Bringer, qui travaille dans les bureaux en face. " Un collègue, qui était descendu fumer une cigarette, est remonté nous prévenir. Il a vu des hommes en noir arriver avec des cagoules et des armes. Nous sommes vite montés sur les toits pour nous protéger. Par la suite, nous les avons vus sortir dans la rue. C’est là qu’ils ont croisé trois policiers en vélo. Ils leur ont tiré dessus et un d’entre eux est tombé. Ils ont ensuite pris une voiture pour s’enfuir."

"Le policier est mort en me tenant la main"

Un autre témoin s’est par ailleurs confié à une journaliste du Nouvel Obs. "Je buvais un café lorsque tout a commencé. La première chose que j’ai vue, ce sont deux hommes qui couraient avec des fusils à pompe. Ils ont tiré sur un policier, qui est tombé. Un autre policier était près de moi. Il tremblait. On se serait cru sur un champ de bataille. Deux minutes plus tard, je suis allée vers le policier à terre. Il n’était pas mort. Pendant 20 minutes, je lui ai tenu la main mais aucun secours n’est arrivé. Il est mort en me tenant la main… Il aurait pu être sauvé."

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