Publié le Lundi 11 Mai 2015 à

Régions

Assises du Hainaut: l'avocat général a requis 30 ans de réclusion criminelle contre Carl Tricnot

Rédaction en ligne

L’avocat général à la cour d’assises du Hainaut, Marc De Brackeleer, a réclamé lundi une peine de 30 ans de réclusion criminelle contre Carl Tricnot, reconnu coupable vendredi de quatre vols avec violence dont un a entrainé la mort d’une dame âgée sans intention de la donner, d’une fraude informatique et du vol d’une voiture. L’avocat général n’a retenu aucune circonstance atténuante dans le chef de l’accusé qu’il a qualifié de «manipulateur».


Des faits «
gravissimes
» dit l’avocat général

Belga/Virginie Lefour

Des faits « gravissimes » dit l’avocat général

Pour l’avocat général, qui avait le choix légalement entre une peine comprise entre 20 et 35 ans de prison, une peine inférieure à 30 ans de réclusion criminelle ne s’impose pas vu le caractère «gravissime» des agressions.

Comme il l’avait déjà dit dans son réquisitoire sur la peine, le choix des victimes était «délibéré et réfléchi» et l’accusé n’a pas hésité à user de violence pour s’attaquer à ces personnes particulièrement vulnérables. «Ce sont des faits sauvages et lâches qui se sont produits dans un espace temps réduit», dit celui qui note des risques de récidive élevés dans le chef de Carl Tricnot.

«Opportunisme, dissimulation, manipulation, absence d’empathie, égocentrisme sont des termes retenus par les experts», dit-il en ajoutant que le terme «oisif» avait aussi été relevé dans un jugement du tribunal correctionnel de Charleroi prononcé en octobre 2014. Carl Tricnot avait alors écopé de 18 mois avec sursis de 5 ans pour ce qui dépasse la détention préventive subie, du chef de vol avec violences ou menaces, avec arme, cinq vols et escroquerie. «Il a une personnalité antisociale», poursuit l’avocat général qui ne trouve pas non plus de circonstances atténuantes dans le parcours familial de l’accusé, «d’autant plus que l’accusé a un frère qui a été élevé de la même façon mais qui, contrairement à lui, n’a pas sombré dans la délinquance».

«S’il ose prétendre qu’il a changé depuis son séjour en prison, c’est pour mieux vous manipuler comme il a tenté de manipuler le juge d’instruction en lui écrivant une lettre dans laquelle il écrit que sa maman est prête à l’aider. Or, à l’audience, il a dit qu’elle agissait par intérêt et que lui et son père étaient morts pour elle. Aujourd’hui, il noircit l’image de cette maman alors qu’elle était bonne quand il s’agissait de libération», s’est insurgé l’avocat général.

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