Publié le Mardi 2 Juin 2015 à

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Sowaccess: 140 cédants et 375 repreneurs enregistrés sur www.affairesasuivre.be

Rédaction en ligne

Filiale de la SOWALFIN dédiée à la transmission d’entreprises, la SOWACCESS a développé des outils et des réseaux efficaces pour accompagner ces transactions, pour aider à poser un diagnostic, informer sur les possibilités de subvention, rechercher des contreparties (cédants ou acquéreurs) via ses deux plateformes (une spécialisée pour les PME et la seconde pour les sociétés de plus petite taille), former les acquéreurs et, plus en amont, amorcer la réflexion d’un (futur) cédant.


Le site Affairesasuivre.be, développé par Sowaccess

Capture Sowaccess/Affairesasuivre.be

Le site Affairesasuivre.be, développé par Sowaccess

En parallèle à son rôle crucial de sensibilisation à la transmission d’entreprises et d’orientation vers des partenaires clés, la SOWACCESS gère deux plateformes d’entreprises à vendre.

Citons www.affairesasuivre.be, la première plateforme internet wallonne neutre d’achat et de vente de petites entreprises, qui offre depuis fin 2014 de la visibilité aux commerçants, aux acteurs de l’HORECA, aux artisans, aux titulaires de professions libérales et aux chefs d’entreprise dont le chiffre d’affaires est inférieur à 500.000€. C’est aussi sur www.affairesasuivre.be que les acquéreurs potentiels se font connaître. Réalisée avec le concours de l’Union des Classes Moyennes (UCM) et de l’Institut wallon de formation en alternance des indépendants et PME (IFAPME), cette démarche associe un acteur-clé, pierre angulaire d’une transaction sereine, en la personne d’un conseiller privé qui, selon les besoins du dossier, sera comptable, expert-comptable, juriste, réviseur, cabinet de cession et d’acquisition… À ce jour, 140 cédants et 375 repreneurs sont enregistrés. Faites-y un tour, le site est clair et fonctionnel.

Pour plus d’informations : www.sowaccess.be

> Fiduciaire & Gestion SA : transmettre sa société tout en restant dirigeant

Présente depuis de longues années sur le marché en province de Luxembourg, la société « Fiduciaire & Gestion SA » est devenue, fin 2013, la « Fiduciaire & Gestion SPRL », par le biais d’une fusion. À la tête des deux entités, on retrouve Jean-Yves Hanin. Mais avec le changement de nom, le statut de M. Hanin a changé également : de propriétaire, il est devenu directeur-gérant.

« J’arrivais dans la soixantaine, et je me disais qu’il était temps de transmettre mon entreprise », explique M. Hanin. « Mais j’avais aussi dans l’idée de continuer à travailler pour la société par la suite. Il fallait donc trouver le candidat idéal. »

Active dans les services comptables et le conseil en fiscalité et en gestion, la Fiduciaire & Gestion SA avait notamment pour client le Wex de Marche-en-Famenne, qui fut également l’objet d’une cession il y a quelques années. GC Partner Consulting, spécialisé dans le conseil de management mais aussi dans la transmission d’entreprise, avait alors servi d’intermédiaire dans cette opération.

« C’est ainsi que nous sommes entrés en contact avec M. Hanin », relate Julien Saintes. « On se connaissait un peu, et il est venu nous demander notre aide. Étant expert agréé de la Sowaccess, nous pouvions lui offrir les garanties d’un accompagnement professionnel et impartial, mais aussi lui obtenir une subvention qui a sensiblement allégé la facture des travaux préparatoires… »

De fait, GC Partner Consulting trouva un candidat repreneur (qui a tenu à rester confidentiel) parmi ses relations d’affaires. « Étant déjà en relation préalable avec le cédant et le repreneur, il n’était pas nécessaire ici de faire appel à la base de données de la Sowaccess comme nous l’avons fait dans pas mal d’autres cas », précise Julien Saintes.

L’intervention de GC Partner Consulting engloba plusieurs aspects : valoriser la société, préparer les différents contrats, réaliser la due diligence (l’ensemble des vérifications visant à s’assurer de la bonne santé et la bonne gestion d’une entreprise), l’assistance à la négociation du prix et des modalités de payement.

« Le repreneur était de son côté également désireux que je continue de gérer l’entreprise pendant encore cinq ans, et que je contribue à son développement », poursuit M. Hanin. « Nous avons négocié pendant six mois, plus trois autres mois pour conclure toutes les conventions, y compris mon contrat, ma rémunération. Au final, je suis très content. Fin 2013, l’affaire était conclue et l’intégration des deux entreprises s’est bien déroulée. »

> Lessines Industries : un nouvel associé avec des atomes crochus

Les transmissions d’entreprise peuvent être totales, permettre l’entrée d’un nouvel actionnaire et générer de la croissance et de l’emploi. Plus rarement, elles peuvent être partielles.

Le cabinet FB Transmission, à Tournai, spécialisée dans la cession d’entreprises, a conclu une opération de ce type récemment. « Il s’agit de la société Lessines Industries, à Péruwelz, une PME d’ingénierie qui conçoit et développe des machines pour des applications industrielles », explique Tanguy Della Faille, un des deux associés de FBT, par ailleurs expert agréé de la Sowaccess. « L’actionnaire majoritaire, Stéphane Rubbers, ne souhaitait pas tout revendre, mais attirer un nouvel associé et du sang neuf, tandis que les deux actionnaires minoritaires, dont son papa, le fondateur, souhaitaient se désengager. Il nous a contactés fin 2013. »

M. Della Faille a procédé à un diagnostic de l’entreprise, subsidié en partie par la Sowaccess puis à sa valorisation. Il a ensuite réalisé une plaquette de présentation succincte et anonyme qui fut insérée dans la base de données de la Sowaccess. « M. Rubbers avait plusieurs exigences : le futur associé devait avoir un profil technique, apporter des fonds propres, et bien s’entendre avec lui. Nous avons sélectionné plusieurs candidats. Au cours d’une sorte de processus d’embauche, M. Rubbers a choisi celui qui remplissait toutes les conditions. »

Ce candidat, c’était Sébastien Heymans, un ingénieur qui avait déjà été associé dans une PME et occupé des postes à responsabilités dans l’industrie. « Je cherchais activement une PME à reprendre. J’étais inscrit dans le club des repreneurs à la Sowaccess. Mon contact m’a vanté le dossier de Lessines Industries et conseillé d’y répondre. D’abord sceptique, je me suis laissé convaincre. »

Rapidement, MM. Heymans et Rubbers se sont découvert des atomes crochus et une vision de développement compatible. Pour fixer un prix satisfaisant également les actionnaires minoritaires et élaborer le montage financier, les discussions ont duré quelques mois avec la participation active de M. Della Faille.

« Nous avons constitué un holding, détenu à 51 % par M. Rubbers et à 49 % par moi, et qui a racheté 100 % des parts de Lessines Industries », poursuit Sébastien Heymans. « Nous étions d’accord dès décembre dernier, mais le temps de convaincre les banques et la Wapinvest, l’affaire fut finalisée début mai 2015. Cela dit je travaillais pour Lessines Industries depuis quelques mois déjà, comme consultant externe. »

Désormais associé, Sébastien Heymans a pris en charge la gestion et le développement commercial et stratégique, tandis que Stéphane Rubbers gère le bureau d’études et la direction opérationnelle. « Et cela se passe très bien, les perspectives de développement sont enthousiasmantes ! »

> Friterie Chez Gilbert : valoriser séparément le bâtiment et le fonds de commerce

Institution à Villers-le-Bouillet, la friterie « Chez Gilbert » est un endroit cosy où l’on peut manger des frites (mais pas seulement) dans les règles de l’art depuis 25 ans. En janvier 2015, le patron a néanmoins changé : Michaël Lemaire et sa compagne Aurélie ont repris l’établissement. « Nous avons voulu nous sédentariser. Auparavant, nous tenions une rôtissoire dans un food truck, nous étions présents sur les marchés. Mais nous cherchions une friterie à reprendre. Le hasard a fait que « chez Gilbert » était à remettre. Nous la connaissions bien puisque chaque dimanche, nous nous installions pas loin d’elle. »

L’ancien propriétaire voulait changer de vie. C’est dans ce cadre qu’il a fait appel à Immo PME, une société immobilière à vocation professionnelle dirigée par Thierry Dehout, lui-même expert agréé en transmission d’entreprise auprès de la Sowaccess. « Quand il s’agit de petites entreprises en personne physique, dans laquelle généralement l’immeuble a plus de valeur que le fonds de commerce, la loi impose de passer par un agent immobilier agrée IP », explique Thierry Dehout. « C’est notre raison d’être. Le cédant nous a contactés pour trouver un repreneur et valoriser le fonds de commerce et l’immeuble. »

Immo PME s’est emparé du dossier de A à Z, se chargeant des publicités annonçant que la friterie était à remettre. Plusieurs candidats-repreneurs sérieux se sont ensuite manifestés. « Nous avons aidé chacun d’entre eux à présenter leur dossier pour un financement auprès des banques. M. Lemaire avait le dossier le plus solide et c’est donc avec lui que nous avons traité. »

En sa compagnie et celle de son comptable, Immo PME a évalué la valeur de l’immeuble, du fonds de commerce, et estimé le goodwill (la rentabilité, liée entre autres à la clientèle et la notoriété). Une fois un accord sur le prix trouvé, il fallait trouver un montage financier. « Comme pour beaucoup de dossiers qui transitent par la plateforme « Affaires à suivre », le cédant exerçait son activité en personne physique et la cession de l’entreprise s’est donc réalisée au travers une vente d’actifs (immeuble, équipement, stocks, goodwill) et non par la voie d’une vente des parts de société. »

De son côté, pour rassembler une partie des fonds et convaincre la banque, le repreneur, Michaël Lemaire a vendu son food truck. « Les diverses négociations avec le vendeur et la banque ont duré six mois, cela a été assez vite », précise M. Lemaire. « M. Dehout nous a bien expliqué les chiffres, les tenants et aboutissants et nous a bien conseillés tout au long de la procédure. Nous sommes désormais au taquet, à 200 %, pour attirer les clients, anciens et nouveaux, de venir manger de bonnes frites chez nous ! »

> Quincaillerie Denis : transmission de père en fils, ce n’est pas si « simple »

Parmi les diverses formes de transmissions d’entreprise, celles qui impliquent les membres d’une même famille semblent les plus simples en apparence. Pourtant, l’intervention d’experts est tout sauf un luxe. Ainsi, grâce à l’intervention de Nextep, un cabinet spécialisé, Bruno Allaert a pu racheter à son papa, Marc, l’entreprise familiale : la Quincaillerie Denis, à Tertre (St-Ghislain).

« Tout le monde pense qu’une telle cession est très facile alors qu’en réalité il y a des pièges sérieux », explique Thierry Gallez, un des associés de Nextep, expert agréé auprès de la Sowaccess. « Par exemple, une donation peut coûter très cher à celui qui pense recevoir l’entreprise gratuitement. Un autre écueil est la réaction des autres membres de la famille : il faut que les autres enfants soient d’accord. Bref, le cédant et le repreneur ont besoin d’un accompagnement complet : financier, fiscal et juridique. »

Marc et Bruno Allaert en étaient bien conscients. « La quincaillerie a été fondée dans les années 70, mon papa l’a reprise dans les années 80 et moi j’y travaille depuis 20 ans », explique Bruno. « À l’approche de la pension, il voulait remettre l’activité. J’ai deux sœurs, mais moi seul étais intéressé. Mon papa voulait faire ça dans les règles. »

Marc et Bruno Allaert ont donc cherché des experts pour les aider et contacté notamment la Sowaccess, qui leur a indiqué plusieurs sociétés spécialisées, dont Nextep. « Pour résumer, Monsieur Allaert, le cédant ne voulait pas voler son fils avec un prix trop haut, ni ses filles avec un prix trop bas », reprend Thierry Gallez. « Il a fallu établir une juste valorisation, pour éviter que l’entreprise parte ensuite à vau-l’eau, et des disputes familiales. Nous avons travaillé au montage d’un holding au nom du fils en vue du rachat des parts sociales de la quincaillerie, avant de réaliser le plan financier avec le comptable. Et enfin, nous avons présenté le dossier aux banques. En quatre mois, tout était ficelé. Restait à convaincre les autres membres de la famille de la justesse de l’opération. M. Allaert père a fait lui-même un topo sur base de nos plaquettes de présentation, et tout le monde a accepté. »

L’opération fut bouclée fin 2014. Pourtant, vu de l’extérieur, rien n’a changé. Le papa continue de gérer les affaires, le fils continue de l’assister. « La transition se fait en douceur », reprend Bruno Allaert. « La différence, c’est que désormais la quincaillerie appartient à ma société de management. Moi, j’y travaille comme indépendant et mon papa en restera le directeur-gérant jusqu’à sa pension. Je pendrai alors la suite comme propriétaire gérant… »

> Peintures Blockx : transmission d’une entreprise familiale depuis 150 ans

Cette année, la manufacture de peintures Blockx, à Nandrin, fêtera son 150e anniversaire. Quatre générations de Blockx ont présidé à sa destinée. Mais tout a une fin et en septembre 2014, elle a changé de main : Jacques Blockx l’a vendue à Pierre-Louis Dhaeyer.

« J’ai toujours travaillé pour des sociétés actives dans les produits de consommation, et je souhaitais acquérir ma propre entreprise », explique le repreneur. « Je cherchais une marque forte, manufacturière de ses produits, pas trop grande, mais avec un bon potentiel de développement. Comme les peintures Blockx. »

Spécialisée dans les produits de beaux-arts de première qualité, reconnue par les artistes du monde entier, Blockx était en vente depuis peu. Jacques Blockx souhaitait, à 70 ans, passer la main. Mais aucune de ses quatre filles n’était intéressée. Une vente à un tiers était donc inévitable.

« Par l’intermédiaire de la Sowaccess, j’ai été contacté par M. Hariga, conseiller agréé Sowaccess en charge de la transmission de l’entreprise Peintures BLOCKX. Ce projet m’a intéressé et j’ai demandé à la Sowaccess de m’aider. Plusieurs conseillers agréés m’ont été proposés et j’ai choisi de m’adresser à M. Husquinet de la KPMG Fiduciaire à Liège. »

Les discussions avec M. Hariga ont débuté par e-mail. M. Dhaeyer était en effet en mission de manager intérimaire au Gabon ! « Nous avons échangé pendant un mois des infos sur la santé financière de Blockx, que j’ai visitée le 16 juin. Un vrai coup de cœur ! »

MM. Harega et Dhaeyer, assisté de M. Husquinet, ont chacun valorisé l’entreprise de leur côté. Une première offre fut faite le 1er juillet, une seconde le 9, et le lendemain l’accord de principe tombait, via la signature d’une lettre d’intention. « À notre retour de vacances en août, il a fallu réaliser la due diligence (l’ensemble des vérifications sur place visant à s’assurer de la bonne santé et la bonne gestion d’une entreprise), rédiger le contrat final, présenter le dossier de financement aux banques, qui l’ont ensuite soumis à la Sowalfin, laquelle se portait garant sur une partie de l’emprunt. Puis on a négocié le taux d’intérêt et la garantie que mon patrimoine personnel ne serait pas impliqué. »

Et le 11 septembre 2014, Pierre-Louis Dhaeyer est devenu administrateur-délégué de l’entreprise. Jacques Blockx a accompagné le nouveau propriétaire tous les jours pendant quatre mois pour la production et le transfert des savoirs et secrets de fabrication. Ses visites furent ensuite plus occasionnelles, à des fins d’assistance. « Et enfin, j’ai tenu à ce que M. Blockx reste administrateur jusqu’à la fin 2015, pour l’associer aux fêtes du 150e anniversaire de l’entreprise qui est restée si longtemps dans sa famille. »

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