Publié le Mardi 29 Septembre 2015 à

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Ce que Décrocher la Lune a vraiment coûté.... et ce que ça a rapporté!

M.PW.

Décrocher la lune : on aime ou on n’aime pas. « C’est le droit de chacun. Question de goûts et de couleurs, commente Philippe Neus, coadministrateur-délégué de l’ASBL DLL. En revanche, certaines critiques sont injustes voire carrément fausses et il est de notre devoir d’y répondre pour les rectifier ».


La dimension participative de cette 6
e
 édition était tout simplement... géniale.

M.PW.

La dimension participative de cette 6 e édition était tout simplement... géniale.

1 La Louvière ferait mieux

de dépenser cet argent à autre chose…

« C’est oublier toutes les retombées engendrées pour la cité des Loups. Décrocher la lune est un projet culturel au sens noble du terme, doté d’une dimension participative exemplaire. On est à 100 lieues de la culture paillette superficielle », défend Philippe Neus, coadministrateur-délégué de l’ASBL DLL avec Mélanie Dumoulin. Une association présidée par Danielle Staquet. « Concrètement, le budget global de Décrocher La Lune s’élève à un peu plus de 700.000 euros (285.000 euros de la Fondation Mons 2015, 285.000 euros de la Ville et 100.000 euros de la Fédération Wallonie-Bruxelles). À cela s’ajoutent d’autres budgets obtenus dans des conditions précises, (dans le cadre de la politique des grandes villes par exemple) ».

Comment cet argent a-t-il été dépensé ? « L’argent ne sert pas qu’à payer les cachets des artistes et des producteurs. Quelque 300.000 euros sont alloués au volet artistique et à la coordination (dont 160.000 euros injectés exclusivement dans les ateliers citoyens mis en place depuis des mois, voire des années). Environs 60.000 euros pour payer le salaire de personnes engagées à temps plein pour mettre le projet sur pied (une coordinatrice louviéroise, un directeur technique, des techniciens). Un poste de 200.000 euros pour les équipements (certains éphémères comme la pyrotechnie, les effets visuels et sonores) mais d’autres, réutilisables (300 costumes, machinerie et accessoire). Un capital matériel constitué depuis 2009, entreposé dans un local provisoire, la Ville étant à la recherche d’un lieu ou tout pourra être conservé et répertorié convenablement. Une somme de 30.000 euros pour la communication. Mais La Louvière profite des retombées positives d’une meilleure image. Des collaborations sont en cours avec la France et la Pologne. Une somme de 50.000 euros injectée dans l’économie locale (nourriture, boissons, hôtels ) ».

2 Franco Dragone s’en met plein les poches.

« Faux ! s’insurge à nouveau Philippe Neus. L’ASBL DLL a été créée en janvier 2014. Franco Dragone, propriétaire du label l’a cédé gratuitement à L’ASBL. Il aide les organisateurs de manière ponctuelle pour… zéro euro. Au prix de sa consultance horaire, c’est un beau cadeau ! Il fait tout pour se mettre en arrière-plan et a préféré que Luc Petit soit mis en lumière compte tenu de son implication plus grande. Il nous incite à utiliser son nom quand nous le souhaitons pour attirer l’attention d’un maximum de personnes et met ainsi sa renommée gratis à notre disposition ».

+ lire notre dossier dans la Nouvelle Gazette de ce mardi: pourquoi les pompiers de La Louvière n’étaient pas là, ce qu’il a manqué à cette édition, etc.

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