Publié le Mercredi 14 Octobre 2015 à

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Le Syndicat neutre pour indépendants (SNI) veut doper les PME wallonnes à fort potentiel

Belga

Le Syndicat neutre pour indépendants (SNI) a présenté mercredi son plan d’action 2015-2016 pour la Wallonie et Bruxelles. L’organisation veut ainsi encourager et soutenir les PME et TPE wallonnes «à haut potentiel».

PHOVOIR

Le potentiel de croissance, la stabilité de l’entreprise ainsi que sa capacité d’internationalisation seront certains des critères les plus importants pour sélectionner ces entreprises, a expliqué la présidente du SNI, Christine Mattheuws.

Constatant que le Plan Marshall et le Small Business Act wallon plaident pour le développement des PME et des indépendants car ceux-ci «s’affirment comme le secteur qui offre les principales perspectives de croissance d’emploi», le SNI entend participer activement à la croissance de ces sociétés. Le SNI remarque qu’une PME wallonne emploie en moyenne neuf équivalents temps plein, contre onze ETP en Flandre. Il existe dès lors une marge de manœuvre pour développer les petites entreprises wallonnes.

«Notre méthode sera de ’screener’ ces entreprises pour ensuite les mettre en lien avec les institutions ou administrations compétentes (l’AWEX et la Sowalfin entre autres, ndlr)», explique Christophe Wambersie, secrétaire général du SNI pour la Région wallonne. L’organisation veut ainsi encourager les PME via l’innovation, l’internationalisation, le soutien à l’investissement ou encore l’accès au financement.

Par ce moyen, le SNI espère aider 2.500 à 3.000 entreprises par an.

La croissance n’est pas l’unique cheval de bataille du SNI. Dans son plan d’action, l’organisation veut également sensibiliser les PME à la cybersécurité. «L’internet offre beaucoup de perspectives et d’opportunités, mais il convient d’agir avec prudence», a expliqué M. Wambersie, qui précise que quelque 500 attaques électroniques dirigées vers des entreprises sont enregistrées chaque mois.

Alors que des milliers de jeunes sont sans emploi et que de nombreuses sociétés sont désespérément à la recherche de main d’œuvre qualifiée, le SNI veut également promouvoir la formation en alternance. «En Autriche, 40% des jeunes suivent une formation en alternance. En Allemagne, ce sont 65% des jeunes qui sont dans ce cas», a avancé Mme Mattheeuws. «En Wallonie, nous constatons que 88% des apprenants ont un emploi dans les six mois suivant leur formation et quelque 50% d’entre eux le trouvent au sein de leur entreprise formatrice», soit des signaux qui doivent encourager la poursuite d’une politique dans ce sens, estime l’organisation.

Le SNI déplore que, actuellement, la formation en alternance soit généralement considérée comme un second choix et non comme une filière avec de réelles perspectives de carrière. Ce constat s’applique autant aux jeunes qu’aux entreprises, c’est pourquoi l’organisation veut contacter dans les prochains mois 35.000 employeurs wallons afin de sonder leurs connaissances et leurs besoins en matière de formation alternée. Christine Mattheeuws s’est montrée particulièrement enthousiaste quant à ce projet.

Parmi les autres points abordés par le SNI, figurent notamment un projet d’adaptation de la réglementation relative aux connaissances de gestion de base pour les petits entrepreneurs et l’introduction d’un dispositif Airbag (qui vise à encourager les indépendants complémentaires à passer leur activité à titre principal) à Bruxelles.

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