Publié le Samedi 31 Octobre 2015 à

Actualité > Belgique

Des locations à 40 euros/ jour, "le même steak qu'en maison de repos de luxe"...: voici le business "juteux" des demandeurs d'asile en Belgique

L.P.

Plusieurs sociétés privées ont répondu à l’appel de Fedasil pour accueillir des demandeurs d’asile dans leurs bâtiments inoccupés. C’est ainsi que doivent s’ouvrir, dans quelques jours, deux centres à Walcourt, dans des maisons de repos vides de la société Senior Assist, et que 600 demandeurs d’asile sont attendus mi-novembre au «Refuge», l’ancien hôpital de Mouscron géré par une firme irlandaise? Et si ces sociétés ouvrent leurs portes, c’est parce qu’elles seront payées.

Pour chaque demandeur d’asile accueilli dans ces centres privés, le Fédéral leur verse en moyenne 40 euros par jour. Soit 1.200 euros par mois. Un montant qui comprend l’hébergement et les frais qui en découlent (eau, chauffage, électricité), mais aussi la nourriture et le transport des personnes dans le cadre de leurs démarches administratives.

Ces sociétés privées ont répondu à un appel d’offres, lancé en août dernier par Fedasil, pour ouvrir de nouvelles places d’accueil face à l’afflux de demandeurs d’asile. Une première, pour notre pays, même si ce type de procédures est déjà monnaie courante à l’étranger.

Et la nourriture proposée aux réfugiés ?

Dans les centres d’accueil pour réfugiés, différentes nationalités aux habitudes gastronomiques bien différentes doivent cohabiter. Pas facile de contenter tout le monde.

Mais ce pari un peu fou, Jean-Claude Baudart, le patron de l’entreprise Duo Catering, parvient à le tenir chaque jour. Jean-Claude Baudart l’affirme aussi: pas question d’en profiter pour proposer de la nourriture de basse qualité. «  Tous les produits, viandes et légumes, sont frais. On ne fait pas appel aux conserves ou aux surgelés. Nous travaillons avec des fournisseurs belges et privilégions les circuits courts. Le chocolat et le riz sont également issus du commerce équitable. Je peux vous garantir, sur mon honneur, que le steak ou la côte d’agneau proposée est la même que celle servie aux clients des maisons de repos de luxe. »

Un dossier de deux pages à lire dans nos éditions de ce samedi ou via notre liseuse numérique

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