Publié le Samedi 14 Novembre 2015 à

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Nuit de terreur à Paris (témoignages): "Ils ont tiré en plein dans la foule en criant Allah Akbar"

Rédaction en ligne, AFP

À Paris, la soirée a été émaillée de nombreuses fusillades et explosions près du Stade de France. Une prise d’otage serait toujours en cours dans la salle du Bataclan. Ce sont les attaques terroristes les plus sanglantes depuis la 2ème guerre mondiale.


Fusillade devant le bar Le Carillon dans le 10ème arrondissement

Capture Twitter Haaretz.com

Fusillade devant le bar Le Carillon dans le 10ème arrondissement

Les assaillants de la salle de spectacle Le Bataclan à Paris vendredi soir «ont tiré en plein dans la foule en criant »Allah Akbar« (»Dieu est le plus grand«), a rapporté un témoin de la scène interrogé sur France Info.

»Avec ma mère on a réussi à s’enfuir du Bataclan (...), on a évité les coups de feu, il y avait plein de gens partout par terre«, a raconté le jeune homme, prénommé Louis selon la radio, alors qu’un assaut de la police était en cours au Bataclan.

»Des mecs sont arrivés, ils ont commencé à tirer au niveau de l’entrée«, a-t-il poursuivi. »Ils ont tiré en plein dans la foule en criant +Allah Akbar+, avec des fusils à pompe je crois.«

»Je les entendais charger, le concert s’est arrêté, tout le monde s’est couché à terre, ils continuaient à tirer sur les gens, putain c’est un enfer«, a-t-il enchaîné, la voix brisée par les sanglots.

»J’ai pris ma mère, on s’est couché au sol, quelqu’un a dit +ils sont partis+, on s’est enfui par une issue de secours, il y avait encore des coups de feu quand on est partis, on a enjambé des corps, c’est un cauchemar«, a ajouté le témoin, qui dit n’avoir vu des assaillants que »des silhouettes quand ils ont commencé à tirer les premiers coups de feu«.

Plusieurs attaques simultanées dans sept points différents à Paris et dans le secteur du Stade de France ont fait vendredi soir au moins 39 morts, dix mois après les attentats de janvier. Une prise d’otages était toujours en cours, peu après minuit, au Bataclan.

Bar Le Carillon

Voici les premiers témoignages des personnes présentes non loin du bar Le Carillon dans le 10ème arrondissement. Le témoignage a été récolté par Libération  :

« Un étudiant raconte la fusillade devant le bar Le CarillonTémoignages.Selon notre journaliste Dominique Albertini, présent devant le restaurant Le Petit Cambodge et le bar Le Carillon, il y a plusieurs corps au sol, au moins quatre ou cinq, sous des draps.

Un groupe d’une dizaine d’étudiants étrangers est arrivé au Carillon pour boire un verre vers 19 heures puis a vu « une ou deux voitures », selon l’un d’eux. Un couple d’Américains dit, lui, avoir vu une seule voiture.

D’après une femme présente dans le restaurant situé de l’autre côté de la rue, une personne a crié « Allah akbar » avant de tirer des coups de feu. Selon le premier étudiant interrogé, tout le monde s’est jeté à terre et s’est caché sous les tables lorsque les coups de feu ont retenti. Lui-même a vu un ami mourir sous ses yeux, et un autre a été blessé d’une balle dans le pied et d’une autre dans le dos.

Les gens sont extrêmement choqués, ils répondent aux appels de leurs proches, ils sont en larmes. »

L’AFP relate quant à elle les témoignages suivants

« On a entendu des bruits de fusillade, 30 secondes de rafales, c’était interminable, on pensait que c’était un feu d’artifice », raconte Pierre Montfort, qui vit tout près de la rue Bichat, où a eu lieu l’une des fusillades. Un autre témoin décrit la scène: « sur le moment on ne voit que les flammes qui sortent de l’arme, on a eu peur, qui nous disait qu’il n’allait pas tirer sur les fenêtres? »

Florence dit être arrivée «en scooter peut-être une minute après». «C’était surréaliste, tout le monde était à terre. Personne ne bougeait dans le restaurant Petit Cambodge et tous les gens étaient par terre au bar Carillon. C’était très calme, les gens ne comprenaient pas ce qu’il se passait. Une fille était portée par un jeune homme dans ses bras. Elle avait l’air morte», explique-t-elle.

Mêmes scènes de guerre rue Charonne, un peu plus à l’Est. Des camions de pompiers repartent toutes sirènes hurlantes.

Franck sur BFMTV témoigne son effroi  :

« On est dans une autre dimension, c’est horrible. On a dû enjamber les cadavres pour sortir. C’est effroyable, je ne m’attendais pas à vivre ça un jour de mon vivant. et voilà, on en est là »

Bataclan – Prise d’otage en cours

Plusieurs tireurs auraient ouvert le feu dans la fosse du Bataclan.

« On a réussi à s’enfuir, il y avait du sang partout, ils ont tiré au fusil à pompe sur la foule » explique une personne à France Info.

Stade de France

Les premiers témoignages au Stade de France recueillis par le site Libération  :

« La pelouse est envahie, un mouvement de foule avec des gens inquiets s’est amorcé après le coup de sifflet final, personne ne sait ce qui se passe dehors. Nous avons entendu deux grosses déflagrations en première mi-temps, une autre plus petite. Un hélicoptère survole le stade depuis la mi-temps. Le match s’est déroulé comme si de rien n’était, on suivait tous les événements par Twitter, notamment l’exfiltration du président Hollande que personne n’a vu partir. Je n’ai rien vu de la deuxième mi-temps. Le speaker a annoncé une sortie par des accès bien précis (Sud, Nord, Ouest), mais cinq minutes plus tard beaucoup de spectateurs sont revenus. »

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