Publié le Mardi 5 Janvier 2016 à

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Viol en réunion présumé à Perpignan: les deux jeunes qui ont été mis en examen ont été confondus grâce à une internaute belge

Rédaction en ligne

Deux jeunes hommes ont été mis en examen et écroués mardi à Perpignan pour «viol en réunion» et diffusion des images sur les réseaux sociaux, a annoncé le procureur de la République. Âgés de 18 et 22 ans, les deux jeunes avaient été interpellés deux jours plus tôt, après avoir été identifiés sur cette vidéo violente. Selon Buzzfeed, ces identifications ont été rendues possibles grâce à l’intevention d’une internaute belge qui a à mené son enquête et a prévenu la police française.

Mardi soir, dans un communiqué, le procureur de la République Achille Kiriakides a annoncé le «placement en détention provisoire de deux individus mis en examen dans l’affaire du viol en réunion suivi de la diffusion des images de ce viol sur les réseaux sociaux».

L’avocate de l’un d’eux, Me Françoise Nogues, a précisé que son client, âgé de 22 ans, avait été «mis en examen pour viol et diffusion d’une vidéo à caractère pornographique sur les réseaux sociaux». Dans la matinée, au palais de justice de Perpignan, M. Kiriakides avait annoncé l’ouverture d’une information judiciaire «pour les chefs de viol en réunion, enregistrement d’images d’un viol en réunion et atteinte à la vie privée».

Les images diffusées montraient une relation sexuelle particulièrement brutale le 2 janvier au soir de deux hommes avec une jeune femme. L’identification de l’un des deux hommes avait permis de remonter jusqu’au trio, dans un appartement de Perpignan.

Les trois protagonistes, qui se connaissaient, s’étaient réunis pour, «selon leurs dires, faire la fête», a déclaré le procureur à la presse, relevant le «contexte d’alcoolisation» de la soirée.

«A un moment donné, la jeune fille a subi des rapports sexuels qui ont été filmés avec un téléphone portable», puis diffusés sur les réseaux sociaux, a-t-il dit, au côté du directeur départemental de la sûreté publique des Pyrénées-Orientales en charge de l’enquête, Yannick Janas.

Les images sont accompagnées de commentaires écrits dégradants sur la jeune femme, tout au long de la relation sexuelle.

Cette jeune femme, âgée de 18 ans, n’a pas déposé plainte «pour le moment», a précisé le procureur mardi. Les faits ont eu lieu dans un quartier du sud de Perpignan, dans l’appartement du suspect de 18 ans, où les deux hommes avaient été interpellés dimanche au petit matin, a précisé l’avocate. Dans le même appartement, leur victime présumée avait été retrouvée en état d’ivresse, quelques heures après l’agression présumée.

C’est, selon Buzzfeed, une jeune femme belge qui a été la première personne à poster la vidéo sur Facebook après l’avoir vue sur Snapchat.

Après avoir publié la vidéo sur son compte, l’internaute belge a prévenu la police. Sa vidéo est devenue virale en quelques heures, et «a cumulé plus de 500 000 vues».

«J’ai posté la vidéo en pensant bien faire, parce qu’elle m’avait choquée. Sur Facebook, j’ai demandé aux gens s’ils connaissaient les deux hommes, pour qu’on m’envoie des informations par messages privés.

Beaucoup m’ont contactée pour me donner des indications: des noms, des profils Facebooks, les quartiers où ils traîneraient… J’ai transmis à la police.» a-t-elle confié à Buzzfeed.

Cependant la Belge a fini pa regretter son geste et à supprimé la vidéo le dimanche soir. Celle-ci avait déjà été reprise par de nombreux internautes qui s’en sont servi également pour mener leur enquêtes par la suite.

«C’était une erreur, la vidéo a trop tourné. Les gens sont tellement mauvais et certains ont fait des remarques sur la fille.J’ai retiré la vidéo dimanche vers 19h30, mais c’était trop tard car beaucoup l’ont prise et elle continue à circuler.

Certaines personnes sont venues me remercier d’avoir trouvé les noms des deux hommes, leurs profils Facebook, mais j’ai aussi reçu énormément de menaces et d’insultes, notamment de la part d’un proche des deux hommes sur la vidéo.»

S’ils sont reconnus coupables, les deux hommes, dont l’un d’eux a un antécédent de vol, encourent jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle.

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