Publié le Dimanche 10 Janvier 2016 à

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Tarek Belgacem, l'assaillant du commissariat parisien, vivait dans un foyer de réfugiés en Allemagne

Afp

L’homme tué jeudi après avoir tenté d’attaquer un commissariat parisien vivait «dans un foyer de demandeurs d’asile» dans l’ouest de l’Allemagne, que la police a perquisitionné samedi, a indiqué la police judiciaire allemande.

«Aucun indice de possibles autres attaques» n’a été trouvé lors de cette perquisition dans ce foyer situé à Recklinghausen en Rhénanie-du-Nord-Westphalie (ouest), précise dans un communiqué la police, ajoutant travailler en étroite coopération avec les autorités françaises.

Précisant avoir procédé à cette perquisition sur information des autorités françaises, la police judiciaire du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie assure que «les enquêtes se poursuivent» et que les résultats de la perquisition vont encore être examinés en détail.

La police n’a pas précisé si cet homme, dont l’identification est toujours en cours mais qui a été reconnu par ses proches comme un Tunisien nommé Tarek Belgacem, était dûment enregistré comme demandeur d’asile en Allemagne. Mais une source proche du dossier a indiqué à l’AFP que c’était effectivement le cas.

Un an jour pour jour après les attentats contre le journal Charlie Hebdo, ayant fait douze morts, l’homme est arrivé en courant vers les policiers en faction devant le commissariat de la Goutte d’Or, un quartier populaire de Paris, en brandissant un hachoir de boucher, et muni d’un dispositif explosif factice. Il n’a pas répondu aux injonctions de s’arrêter des policiers, qui ont alors ouvert le feu. Une revendication jihadiste incluant une profession de foi en faveur de l’organisation Etat islamique (EI) a été retrouvée sur lui, de même qu’une puce allemande pour téléphone portable, selon les autorités françaises.

Selon des informations publiées dimanche par l’hebdomadaire allemand Welt am Sonntag, l’homme avait peint un symbole de l’EI sur un mur de son foyer pour demandeurs d’asile à Recklingshausen.

L’édition en ligne du magazine Spiegel dit elle qu’il a posé dans le centre avec un drapeau de l’organisation, ce qui a amené les autorités locales à le classer comme potentiellement dangereux. Toutefois il a disparu de Recklingshausen au mois de décembre, ajoute Spiegel Online. Welt am Sonntag précise pour sa part que l’homme s’était fait enregistrer en Allemagne sous quatre identités différentes et en donnant des nationalités variables, par exemple syrienne, marocaine ou encore géorgienne.

Il avait déposé sa demande d’asile sous le nom de Walid Salihi, selon le journal.

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