Publié le Samedi 6 Février 2016 à

Actualité > Belgique

Les djihadistes revenus blessés de Syrie sont soignés aux frais de la sécurité sociale belge

Adrien de Marneffe

Plusieurs djihadistes, revenus blessés de Syrie, ont bénéficié de soins de santé et d’une revalidation dans nos hôpitaux. Les coûts, comme pour n’importe quel citoyen, sont pris en charge par la sécurité sociale et/ou l’administration pénitentiaire.

Bilal E.M., blessé en Syrie, amputé par des médecins belges.

Re.

Bilal E.M., blessé en Syrie, amputé par des médecins belges.

Au même titre que tous les citoyens de notre pays, même si le sujet prête à polémique, les djihadistes ont des droits. Dont celui d’être soignés, s’ils sont blessés. Et ce, alors même que l’un de leur objectif avoué est la destruction de nos sociétés. Plusieurs d’entre eux, revenus de Syrie, ont ainsi bénéficié des soins de santé et de rééducation, dans des hôpitaux belges ou les ailes médicales de nos prisons, car «  les règles générales de l’assurance obligatoire soins de santé s’appliquent dans leur cas de manière ordinaire.  », nous précise le cabinet de la Maggie De Block (VLD), ministre de la Santé.

Une présence qui s’est révélée, dans certains cas, extrêmement anxiogène pour le personnel médical, inquièt pour sa sécurité, occupés qu’ils étaient à soigner des djihadistes revenus blessés après avoir combattu pour Daesh ou Al Qaeda. Combien ? Selon le ministère de l’Intérieur, qui ne précise pas les mesures de sécurité particulières prises dans les hopitaux pour y faire face, «  il y aurait au moins quatre cas recensés ces dernières années. » Mais aucun relevé précis n’a encore été établi par leurs services. Ils sont potentiellement bien plus nombreux.

Plusieurs djihadistes ont donc été soignés dans les ailes médicales des prisons où ils étaient incarcérés. «  Nos médecins dispensent des soins au sein même de nos prisons. Mais certains cas nécessitent des hospitalisations en dehors du milieu pénitentiaire  », précise Laurent Sempot, porte-parole de l’administration pénitentiaire.

Retrouvez cette information dans nos journeaux de ce week-end et dans nos éditions numériques.

Faites de sudinfo.be la page d'accueil de votre navigateur. C'est facile. Cliquez-ici.

Le Numérique de Sudpresse

Numérique de Sudpresse

Nos partenaires vous proposent