Publié le Mercredi 2 Mars 2016 à

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Discrimination au logement: de la violence à tous les étages!

Deborah Van Boterdael

159. Voilà le nombre de dossiers ouvert à l’Unia, le centre interfédéral pour l’égalité des chances, concernant l’accès au logement. Si certains dossiers comprennent plus d’un critère de discrimination, trois situations semblent particulièrement mettre un frein aux locations.

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159. Voilà le nombre de dossiers ouvert à l’Unia, le centre interfédéral pour l’égalité des chances, concernant l’accès au logement. Si certains dossiers comprennent plus d’un critère de discrimination, trois situations semblent particulièrement mettre un frein aux locations.

Il y a tout d’abord l’infortune qui représente 64 plaintes. S’en suivent ensuite les critères dits raciaux (63 dossiers). «  Ce qu’on a pu constater comme tendance, c’est qu’il y a un basculement des discriminations raciales vers un racisme religieux  », nous explique Michaël Francois, le porte-parole. «  Et cela est très certainement lié aux attentats qui se sont produits à Paris  ».

Huit plaintes ont été déposées en 2015 pour discrimination au logement pour cause de conviction religieuse alors que l’on en comptait que trois un an plus tôt ! «  Les attentats en France et l’augmentation des demandes d’asile n’ont pas eu pour effet, une augmentation massive des signalements relatifs à des comportements racistes  », commentait Patrick Charlier, directeur de l’Unia. «  Mais, par contre, nous avons dû ouvrir des dossiers pour des faits particulièrement graves. Les insultes ont fait place aux menaces de mort, des agressions sont commises…  »

D’autres domaines

Le handicap, arrive, lui en troisième position avec 21 dossiers ouverts dans l’accès au logement. L’âge, l’état civil et l’orientation sexuelle constituent d’autres critères de discrimination.

Mais l’accès à la location n’est le seul domaine où la religion peut être un frein. Le domaine de la vie en société, et plus particulièrement les conflits de voisinage sont également pointés du doigt. «  Depuis plusieurs années, on constate la progression de dossiers liés à des comportements violents dans la vie quotidienne pour des motifs liés au vivre ensemble  » développe le directeur. «  On peut là, parler de véritable tendance, qui s’observe surtout au niveau des critères dits raciaux et de l’orientation sexuelle  ».

Les discours de haines sont de plus en plus accompagnés par des passages à l’acte, ce qui inquiète donc le centre interfédéral pour l’égalité des chances. Rappelons qu’en 2009, un sondage avait été mené par le Centre sur l’attitude des Belges. Et selon ce dernier, 6 personnes sur 10 estimaient que certains comportements racistes pouvaient se justifier dans certaines circonstances…

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