Publié le Jeudi 10 Mars 2016 à

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Un bon plan langue pour les Wallons

Mélissa Rigot

La maîtrise des langues chez les jeunes wallons est catastrophique. C’est pourtant un atout pour décrocher un emploi. Le «plan langue» approuvé par le Gouvernement wallon vise à renforcer l’apprentissage des langues et à booster les chances de trouver un emploi.

Photonews

Aujourd’hui la connaissance des langues étrangères constitue un véritable levier d’insertion professionnelle. D’après les chiffres de 2014 délivrés par le FOREM, 15,2 % des offres d’emploi diffusées en Wallonie demandent la maîtrise d’une seconde langue. Tandis que 4,6% recherchent des trilingues. Des exigences qui sont accrues lorsque les postes vacants requierent des diplômés. Dans ce cas de figure, 37 % des opportunités d’emploi disponibles demandent l’usage d’au moins une langue étrangère. Les langues qui représentent la plus grande opportunité d’emploi sont le néerlandais (12,7 %) et l’anglais (10,5 %).

Le problème est que la connaissance des langues étrangères est exécrable chez les jeunes wallons. Selon le FOREM, seuls 7% des demandeurs d’emploi de moins de 25 ans maîtrisent l’anglais, 3 % le néerlandais et moins de 1% l’allemand.

Un plan de renforcement approuvé

Un vrai renforcement au niveau de l’apprentissage des langues doit être mené. C’est le but du «plan langues» proposé par Éliane Tillieux, Ministre de l’Emploi et de la Formation. Un plan dont l’avant-projet d’arrêté vient d’être approuvé par le Gouvernement wallon qui fait de l’emploi sa plus grande priorité. À cet effet, un budget annuel de plus de 7 millions d’euros est débloqué. Il permettra à la Ministre de l’Emploi et de la Formation de déployer un nouveau dispositif d’offre de formation continue. Il sera articulé autour de bourses d’immersion à l’étranger accordées dans le cadre d’un stage en entreprise ou d’une immersion en école de langues ou en établissement scolaire. Le dispositif s’adresse à 4 publics cibles. Les élèves qui ont terminé leur parcours d’enseignement secondaire supérieur constituent le premier public. Le second visé est représenté par les demandeurs d’emploi inscrits au FOREM titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur ou non. Enfin, le dernier public correspond aux apprenants de l’alternance.

Éliane Tillieux ajoute que: «Ce nouveau dispositif vient renforcer d’autres initiatives en lien avec l’apprentissage des langues. En septembre prochain, nous proposerons une version améliorée de la plateforme Wallangues qui permet aux Wallons de s’inscrire gratuitement, via internet, à un programme d’e-learning des langues étrangères (anglais, néerlandais, allemand et français).»

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