Publié le Jeudi 24 Mars 2016 à

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L'ancien basketteur pro Sébastien Bellin est toujours hospitalisé après les attentats: "J'ai reçu une balle dans la hanche"

Guy Milecan

Sa photo, la jambe ensanglantée, a vite fait le tour du monde : l’ancien basketteur pro Sébastien Bellin est toujours hospitalisé à l’hôpital Erasme. Il revient sur le pire moment de sa vie.


La jambe gauche déconnectée de son corps, Sébastien Bellin ne pouvait plus bouger, mardi dans le hall de Zaventem. © D.R.

La jambe gauche déconnectée de son corps, Sébastien Bellin ne pouvait plus bouger, mardi dans le hall de Zaventem. © D.R.

Même allongé sur un lit de l’hôpital Erasme, Sébastien Bellin n’a pas perdu son sens de l’humour : «  Je me suis bien envolé mardi à Zaventem, mais pas comme je le croyais !  » Professionnel des parquets de notre élite, il a rentabilisé sa double nationalité de Brésilien (il est né à São Paulo le 14 mai 1978) et de Belge (ses parents le sont tous les deux) et sa grande taille (2,06m) en étoffant successivement les noyaux de Wevelgem, Anvers, Ostende, Gand et Mons.

Depuis deux ans, il ne pratique plus ce sport qui lui a valu une relative notoriété. Il a participé à la création d’une start-up du nom de Keemotion, spécialisée dans la production vidéo automatisée d’événements sportifs. «  Elle vient d’être vendue à un consortium d’investisseurs américains et c’est pour cette raison que je voyage sans cesse entre les States et la Belgique  » , précise Sébastien Bellin qui raccroche ainsi le propos à sa présence à l’aéroport, mardi matin. «  Après avoir entendu une première explosion près de la pharmacie du hall des départs, je me suis mis à courir, relate-t-il d’une voix claire et posée. Je voulais sortir, sans réfléchir. M’échapper car il se passait forcément quelque chose d’anormal. Mais ce n’était pas une bonne idée. Je le sais maintenant. Car on m’a tiré dessus. À la kalachnikov, sûrement. Je n’ai pas vu d’où ça venait car j’étais obnubilé par ma fuite. Je me suis affalé, touché à la hanche. Et puis, l’autre déflagration. Là, je me suis envolé. Sur 15 ou 20 mètres. Mes 115 kilos soufflés comme un oreiller de plumes, c’est tout simplement ahurissant !  »

Plaqué au sol, une balle logée dans la hanche plutôt que dans le ventre s’il avait été de taille ordinaire, Sébastien Bellin a voulu se relever, pour fuir à nouveau.

> Le témoignage complet de Sébastien Bellin est à lire dans nos éditions spéciales de ce jeudi 24 mars (PDF, liseuse numérique, applications iOS et Android).

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