Publié le Jeudi 24 Mars 2016 à

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Il n'y a eu aucune erreur dans le suivi de la libération conditionnelle d'El Bakraoui, selon Rachid Madrane

Belga

Le ministre en charge des Maisons de justice en Fédération Wallonie-Bruxelles, Rachid Madrane, a réfuté jeudi tout dysfonctionnement dans le suivi de la libération conditionnelle d’Ibrahim El Bakraoui, l’un des kamikazes de Brussels Airport.

Après des propos jeudi du ministre de la Justice rappelant la responsabilité des Communautés en matière de libération conditionnelle, M. Madrane assure dans un communiqué que cette mission a «bien été exécutée comme elle devait l’être».

«L’assistant de justice en charge de ce dossier a assuré un suivi régulier du justiciable et a alerté le Tribunal d’Application des Peines (TAP) dès qu’Ibrahim El Bakraoui n’a plus respecté les conditions posées à sa libération», précise-t-il.

Condamné pour une tentative d’attaque à main armée, Ibrahim El Bakraoui a été remis en liberté conditionnelle le 20 octobre 2014. Son dossier le décrit alors comme un criminel de droit commun. Aucun fait ne le relie à des activités terroristes ou un quelconque radicalisme, souligne M. Madrane.

Les conditions posées à sa liberté conditionnelle s’inscrivaient dès lors dans «une guidance classique» (recherche d’un emploi ou d’une formation, ne plus voir ses anciens complices, etc.), souligne encore le ministre.

« Aucun manquement »

L’assistant de justice désigné a rencontré Ibrahim El Bakraoui à plusieurs reprise jusqu’au 19 mai 2015. Ne s’étant pas rendu aux deux rendez-vous suivants du mois de juin, l’assistat a, conformément à la procédure, informé le TAP de ces deux absences successives.

Sur base de ces éléments, et El Bakraoui n’étant pas réapparu, le TAP a prononcé le 21 août la révocation de sa liberté conditionnelle.

«La mission des Maisons de justice prend donc fin à cette date, sans qu’aucun manquement n’ait été constaté dans son exécution», conclut M. Madrane pour qui les maisons de justice «ont donc parfaitement rempli leur mission».

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