Publié le Lundi 27 Juin 2016 à

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Interview exclusive d'Hélène Rollès, célèbre actrice de la série "Hélène et les garçons": "Je suis une maman heureuse"

Nicolas Dewaelheyns

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Star de la série « Les mystères de l’Amour », Hélène n’a rien perdu de sa jolie voix. Elle vient de publier un 9e album intitulé… « Hélène ». En France, en une semaine, il s’est déjà classé en 5e position du Top 10 des ventes. « C’est incroyable ! Ça signifie que je suis parvenue à faire plaisir aux gens, ce qui était le but. Je suis très touchée ! » Nous l’avons rencontrée à Paris. Interview exclusive.

En 1992, son rôle d’Hélène dans la sitcom « Premiers Baisers », dans laquelle elle joue la sœur aînée de Justine, devient tellement important qu’une nouvelle série est créée autour de ce personnage : « Hélène et les garçons ». En quelques semaines, cette série se révèle être un véritable phénomène de société. Plus de six millions de téléspectateurs chaque jour en accès prime time. Du jamais vu !

La suite ? Un album qui comprend « Pour l’amour d’un garçon », la chanson du générique de la série, qui se vend à plus d’un million exemplaires et se classe parmi les meilleures ventes françaises de l’année. Des concerts qui se jouent à guichets fermés. Son album « Je m’appelle Hélène » passe encore le cap du million d’exemplaires. Et de nouvelles séries : « Le Miracle de l’Amour », « Les vacances de l’amour » et « Les mystères de l’amour », la suite de la saga « Hélène et les Garçons ».

Alors que vient de sortir son nouvel album, nous avons rencontré Hélène à Paris. Le temps ne semble pas avoir de prise sur celle qui fêtera son 50e anniversaire à la fin de l’année. Hélène est rayonnante. Confidences d’une femme sympathique mais pudique.

Comment est né ce nouvel album ?

Grace à la série « Les mystères de l’amour ». Pour sécher le chagrin d’Hélène, Nicolas a reformé le groupe. Et on s’est remis à refaire des chansons. Les chansons de l’album sont toutes issues de la série.

Le premier single s’intitule « Effacer le passer ». Vous aimeriez le faire personnellement ?

Non ! Même si on a tous des choses qu’on aimerait effacer ou recommencer différemment… J’ai la chance d’avoir un parcours magnifique et je n’ai surtout pas envie de l’effacer.

Vous chantez « Nos tendres années » avec vos amis de la série…

La chanson parle du garage, de la fac, de nos délires… J’ai demandé qu’ils viennent me rejoindre et qu’on chante ensemble.

Ce titre évoque beaucoup de souvenirs au public qui vous suit depuis tant d’années…

À nous aussi ! Des garages avec des copains qui font de la musique, il en existe dans plein de villes, dans le monde entier.

Ce que la notoriété vous a empêché de vivre, vous l’avez vécu dans « Hélène et les garçons » ?

Aussi ! Mais j’ai eu – et je continue à avoir - une vie privée normale. J’ai vécu chaque chose en son temps. À l’époque, j’avais très peu de temps pour ma vie privée, mais j’en avais, heureusement.

« Hélène et les garçons » s’inspire directement de vous. Comment est née cette série ?

J’avais enregistré mon premier 45 tours « Dans ses grands yeux verts » (1987). Pour me permettre de rester à Paris, le producteur Jean-Luc Azoulay (Il est le ‘‘A’’ de AB Productions, ndlr) m’a embauché au service courrier du Club Dorothée. J’alternais le dépouillement des milliers de lettres de fans reçues chaque jour avec des passages télés en tant que chanteuse quand il restait quelques minutes dans l’émission. En même temps, Jean-Luc m’a offert le rôle d’Hélène, la sœur aînée de Justine dans « Premiers Baisers ». Il a été très surpris que les gens écrivent beaucoup, ils voulaient me voir plus. Donc, il a écrit « Hélène et les garçons », parce que je trainais tout le temps avec plein de garçons.

« À une époque, je ne pouvais plus sortir de chez moi »

À une époque, sur « Je m’appelle Hélène », vous chantiez « Je suis une fille comme les autres ». Avec la notoriété, qui prive parfois de certaines libertés, l’avez-vous vraiment été ?

Bien sûr que je suis une fille comme les autres ! J’étais très connue, mais j’étais quand même comme les autres. Quand on voyage, on reste anonyme dans certains pays.

Il y a eu des choses que vous ne pouviez plus faire ?

Je ne pouvais plus aller faire mes courses, aller au ciné… À une époque, je ne pouvais plus sortir de chez moi. Mais ça ne me dérangeait pas trop ! Je travaillais et je rentrais chez moi pour dormir. Et quand j’avais un moment de libre, je m’évadais dans des pays où on ne me connaissait pas.

Toujours dans cette même chanson, Hélène voulait trouvez l’amour. L’avez-vous trouvé ?

Je suis entourée d’amour ! J’ai la chance d’avoir une famille qui s’aime. Je mesure ma chance tous les jours.

Le 28 août démarrera la 13 e  saison des « Mystères de l’amour » sur TMC. Comment vivez-vous le fait d’interpréter depuis si longtemps le même personnage ?

Très bien ! C’est une aventure unique... Avec les autres acteurs, on s’adore, on joue nos personnages toujours avec autant de plaisir. Ils ont été des copains dès le départ. Et maintenant, ce sont des amis.

En fin d’année, vous allez avoir 50 ans. Que vous inspire le temps qui passe ?

C’est une grande chance de pouvoir fêter ses 50 ans. J’espère vivre vieille. Je fêterai mon anniversaire avec ma famille.

Quel regard portez-vous sur votre parcours ?

J’ai reçu beaucoup d’amour des gens, j’ai vécu des moments merveilleux… J’ai beaucoup de chance. Mon parcours est une magnifique surprise. Je remercie le ciel souvent. Dès qu’il m’arrive quelque chose de bien, je dis « Merci » là-haut. Je ne suis pas baptisée, mais je crois en la vie, et elle me le rend bien. Je suis née sous une bonne étoile.

Interview exclusive d’Hélène Rollès, d’ "Hélène et les garçons": "Bruxelles est une ville que j’adore"

HELENE - ALEGOUPIL

HELENE - ALEGOUPIL

Petite fille, rêviez-vous déjà de chanter ?

Je voulais soit avoir une ferme, soit être dans le tourisme, voyager… Et j’ai la chance de voyager grâce à mon métier et d’habiter à la campagne. J’ai des animaux : des poules, un chat, un chien… Ils contribuent à mon équilibre et à mon bonheur.

À quoi ressemble votre quotidien ?

De l’entraide, de la solidarité avec les voisins, des balades à pied, à vélo, dans la nature… Tout ce qu’on peut faire à la campagne. Je mène une vie simple !

Adolescente, quelles étaient vos idoles ?

Dick Annegarn que j’écoutais beaucoup, Lenny Escudero, Francis Lalanne, Téléphone, ACDC… Aujourd’hui, j’écoute du reggae, du rap…

Vous connaissez un peu la Belgique ?

Je suis allée plein de fois à Bruxelles, même des week-ends… C’est une ville que j’adore, j’y ai des amis que je vois souvent. Les Belges sont authentiques et spontanés. J’aime beaucoup leur simplicité.

Interview exclusive d’Hélène Rollès, d’ "Hélène et les garçons": "J’ai adopté deux enfants en Éthiopie"

HELENE-ALEGOUPIL

HELENE-ALEGOUPIL

Vous êtes devenue maman…

J’ai adopté deux enfants en Éthiopie. Mais je ne veux pas en dire trop, je ne veux pas qu’ils soient embêtés.

Pour avoir choisi ce pays ?

Je n’ai pas choisi. Dans l’adoption, on ne choisit pas. Un jour, le parcours m’a dirigé vers l’Éthiopie.

Quelle maman êtes-vous ?

Une maman aimante comme j’ai été aimée. Je les protège… Je suis comme toutes les mamans !

Quelles valeurs désirez-vous leur transmettre ?

J’ai été élevée avec les valeurs de la terre : ne pas oublier d’où on vient, être respectueux, gentil, poli, avoir de la considération pour les autres, savoir que tout le monde est différent… Et c’est ce que je souhaite transmettre à mes enfants. J’ai toujours eu les pieds sur terre. J’ai appris à compter en ramassant les œufs des poules. Mes enfants font pareil.

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