Publié le Lundi 19 Septembre 2016 à

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Arrêté pour ivresse, il se pend avec sa couverture dans une cellule du commissariat de Waterloo

S.B. avec Belga

Un Waterlootois d’une quarantaine d’années s’est donné la mort dans une cellule du commissariat de Waterloo. Il s’est pendu à l’aide de la couverture. Il avait été interpellé pour trouble à l’ordre public.


Une couverture mise à disposition dans les cellules waterlootoises.

A.V.

Une couverture mise à disposition dans les cellules waterlootoises.

La nuit de vendredi à samedi a tourné au drame dans le commissariat de Waterloo. Un homme s’est donné la mort par pendaison alors qu’il se trouvait dans l’une de ses cellules. Il s’agit d’un Waterlootois, âgé d’une quarantaine d’années.

Le quadragénaire avait été arrêté quelque peu avant pour des faits liés à un état d’ivresse, nous informe le chef de corps waterlootois, Michel Vandewalle. «  Il a été interpellé car il troublait l’ordre public  », précise-t-il. On peut dès lors imaginer que l’individu se trouvait en cellule de dégrisement au moment des faits, mais sans aucune confirmation, ni du côté de la police, ni du parquet.

Une enquête ouverte

La triste nouvelle soulève beaucoup d’interrogations. Comment une personne placée dans une cellule d’un commissariat peut-elle mettre fin à ses jours ? «  Vous savez, il ne faut pas spécialement un lacet pour se pendre, explique Michel Vandewalle. Des mesures de sécurité sont bien évidemment prises et on fouille les personnes avant de les mettre dans la cellule. Mais quand quelqu’un veut absolument se donner la mort, il va trouver des subterfuges…  » Et le chef de corps de rappeler que le risque zéro n’existe pas : «  Vivre c’est prendre des risques…  »

Le parquet du Brabant wallon a été avisé des faits selon l’agence Belga. Toutefois, nous n’avons pu obtenir, à l’heure d’écrire ces lignes, d’informations supplémentaires de sa part.

Du côté des citoyens, la question inévitable de l’éventuelle responsabilité des policiers de garde la nuit de vendredi à samedi se pose bien évidemment. Ce sera à l’enquête de déterminer les circonstances exactes du drame. Celle-ci a été confiée à la police judiciaire fédérale. Par contre, une chose est sûre : la thèse du suicide est la seule et l’unique retenue.

D’après les premières constatations, on apprend que l’homme a utilisé des fibres de la couverture mise à sa disposition pour se confectionner la corde utilisée pour mettre fin à ses jours.

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