Publié le Lundi 12 Décembre 2016 à

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Menace terroriste: selon des experts, "les grands magasins sont visés"

De nos envoyés spéciaux à Paris: Laurence Briquet, journaliste, et Eric Fenouil, photographe.

Où s’asseoir quand on va au restaurant ? Comment réagir face à une attaque chimique ou comment se protéger si une bombe explose dans le métro ? Toutes ces questions sont abordées lors d’une formation intitulée « Face à la menace », donnée par des professionnels épaulés par des anciens du GIGN et du Raid, l’unité d’élite de la police française.

Eric Fenouil

Nous avons assisté à une formation distillée par le Raid et le GIGN. Le but, obtenir des conseils afin de survivre en cas d’attaque terroriste.

Plusieurs conseils qui peuvent vous sauver la vie ont ainsi donnés. En voici trois parmi les plus salvateurs.

1) Etre vigilant au quotidien et ne pas avoir peur d’avertir

2) Toujours identifier les issues de secours dans les lieux où vous vous rendez

3) Se coucher en cas d’explosion (pour donner moins de surface de frappe au tireur ou aux objets qui volent)

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Les lieux visés par les terroristes sont devenus multiples et variés: stades de foot, terrasses de cafés, métro, aéroports… «Actuellement, les grands magasins sont visés, dit le GIGN», nous glisse-t-on lors de cette formation.

Pour les experts, les objectifs des terroristes sont multiples: avoir une audience maximale (du coup, ils frappent des capitales ou de grandes villes comme Paris, Bruxelles ou Nice), maximiser le nombre de victimes, saturer les capacités des secours (on cite l’exemple de Paris), propager la terreur (via des vidéos) et attaquer des symboles (comme le World Trade Center à New York).

Que faire en cas d’attaque chimique?

Il est donc utile d’identifier la menace et de savoir comment réagir en fonction de la situation. « Quand on voit qu’à Nice, le terroriste fonce dans la foule avec un camion, on sait qu’on va dans la surenchère », poursuit le formateur. Du coup, on se forme à réagir en cas d’attaque chimique, par exemple. « On la reconnaît à plusieurs éléments: la couleur du gaz (jaune ou brun), des brûlures aux yeux et à la peau, des vomissements, des convulsions et une asphyxie ». Si on arrive à la voir arriver sans être pris dedans, il faut penser à… monter. Trouver la direction d’un étage car le gaz est plus lourd que l’air. Il ne faut donc surtout pas s’allonger.

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