Publié le Mercredi 15 Février 2017 à

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Publifin: la création de la commission d'enquête parlementaire adoptée à l'unanimité ce mercredi

Belga

La création de la commission d’enquête parlementaire Publifin a été approuvée à l’unanimité mercredi soir en plénière du parlement de Wallonie.

Photo News/Thierry Monasse

La commission d’enquête sera installée jeudi à 10 heures du matin et devrait entamer ses premières auditions lundi. Elle s’est fixé l’objectif de faire rapport au parlement dans les cinq mois.

Le texte qui l’institue est une proposition de résolution PS-cdH visant à examiner la transparence et le fonctionnement du groupe Publifin.

Elle ambitionne notamment de faire la clarté sur les comités de secteur, ces organes qui ont permis à des mandataires publics de percevoir d’importantes rémunérations sans obligation de prester, mais aussi sur l’ensemble du groupe Publifin, ses modes de décision, la tutelle, la détermination des rémunérations, a souligné le chef de groupe PS Christophe Collignon.

Son homologue du cdH Dimitri Fourny a rappelé qu’elle réunirait l’ensemble des courants politiques du parlement (PS, MR, cdH, mais aussi Ecolo, le PTB et la Droite citoyenne qui risquaient de ne pas y avoir de droit de parole), grâce à un accord en ce sens des trois groupes politiques reconnus (PS, MR, cdH). Le champ d’investigation permettra à ses yeux « d’aller jusqu’au bout ».

Dans l’opposition, Pierre-Yves Jeholet (MR) a rappelé sa satisfaction de n’être pas resté au stade de la commission spéciale, dont le pouvoir avait été jugé insuffisant à l’issue de l’audition du président de Publifin André Gilles, qui avait refusé de dévoiler plusieurs informations. M. Jeholet a insisté sur le jusqu’au-boutisme nécessaire pour mettre le doigt sur les dysfonctionnements et conflits d’intérêts et pointer des responsabilités politiques.

Stéphane Hazée (Ecolo) s’est montré satisfait du champ d’investigation défini pour la commission. Il comprendra tout le groupe Publifin, ainsi que toute société ou association liées directement ou indirectement. « Il n’y a donc pas d’entrave », a-t-il relevé, notant aussi que la commission investiguera les pratiques d’évitement fiscal, les rémunérations des cadres dirigeants, les modes de désignation, la question de la tutelle, du rôle de la cellule de contrôle des mandats, etc.

Frédéric Gillot (PTB) s’est lui aussi réjoui de la mise en place de la commission, soulignant le poids de la pression populaire. Il s’est félicité de la participation de toutes les formations politiques, mais s’est aussi interrogé sur le délai de cinq mois que la commission s’est fixé pour faire rapport, un délai qu’il craint d’être trop court. Pour André-Pierre Puget (Droite citoyenne), il est en revanche important que la commission rende compte à la population à une échéance fixée.

Si la commission d’enquête s’engage à faire rapport au parlement dans les cinq mois de son installation, elle se réserve toutefois une possibilité de prorogation si nécessaire, par décision expresse du parlement.

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