Publié le Mardi 21 Mars 2017 à

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«L'avortement est le meurtre d'une personne innocente»: l'UCL prend ses distances avec les propos de son chargé de cours

Rédaction en ligne

Un chargé de cours de l’UCL, Stéphane Mercier, a rédigé des lignes interpellantes dans un « essai philosophique ». Il y parle de l’avortement pour non seulement le condamner mais carrément pour en faire un meurtre ». Il défend l’idée de le rendre illégal et punissable, tout comme le viol. Ces propos, capture d’écran à l’appui, ce sont rapidement répandus sur la toile et les réseaux sociaux mardi, poussant l’université à réagir très rapidement.

Ce chargé de cours définit carrément l’avortement comme étant un « crime ». Il commence par critiquer ce qu’il appelle un « euphémisme » quand on emploie le terme d’IVG (interruption volontaire de grossesse). Des « euphémismes » qui sont, selon lui, « typiques des états totalitaires ».

Et d’enchaîner : «  la vérité, c’est que l’avortement est le meurtre d’une personne innocente  ».

Il poursuit aussi en comparant viol et avortement et en les mettant sur une échelle de valeur. «  L’avortement, qui est encore plus immoral, ne devrait-il pas, à plus forte raison encore, être illégal lui aussi ?  », interroge ce chargé de cours.

L’Université catholique de Louvain (UCL) s’est nettement distanciée mardi du plaidoyer anti-avortement adopté par l’un de ses chargés de cours invité. Dans un communiqué, celle-ci rappelle que le droit à l’avortement est «inscrit dans le droit belge» et que la «note» dont elle a connaissance est «en contradiction avec les valeurs portées par l’université».

«Le fait de véhiculer des positions contraires à ces valeurs dans le cadre d’un enseignement est inacceptable», insiste l’université dans ce communiqué. L’UCL précise que l’enseignant concerné a été «immédiatement convoqué» afin «de l’entendre et d’instruire le dossier».

Cet entretien doit notamment permettre «d’éclaircir le statut de cet écrit et l’usage éventuel qui en est fait dans le cadre de son enseignement».

À noter qu’il existe un autre Stéphane Mercier, professeur à l’Ephec cette fois. Il a tenu à préciser qu’il n’avait rien à voir avec l’autre professeur mentionné et qu’il ne partageait absolument pas les propos de son homonyme.

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