Publié le Jeudi 6 Avril 2017 à

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Le RER ne sera pas fini avant au moins dix ans, annonce le ministre François Bellot: la ligne Uccle-Nivelles ne sera pas prête avant 2028

Rédaction en ligne

Le ministre de la Mobilité, François Bellot, souhaite que la poursuite des chantiers du RER se fasse par paliers ou «tronçons» afin que la clientèle du rail puisse le plus rapidement possible bénéficier de chaque renforcement de capacité, sans attendre la fin complète de tous les travaux, a-t-il laissé entendre au cours d’une rencontre avec la presse alors que le conseil des ministres a validé la semaine dernière l’idée d’un emprunt d’un milliard d’euros destiné notamment à parachever le RER.

Trois chantiers du RER doivent encore être terminés, à savoir la mise à quatre voies de la ligne L50A Bruxelles-Sint-Katherina-Lombeek mais, surtout, la mise à quatre voies des lignes vers la Wallonie L124 Uccle-Nivelles et L161 Watermael-Ottignies. Des chantiers qui ont pris un retard considérable et dont on a craint qu’ils ne soient jamais terminés.

Grâce à l’emprunt «vertueux» d’un milliard d’euros décidé par le gouvernement fédéral à l’initiative du ministre de la Mobilité, les travaux de la L161 devraient être achevés pour 2024. Pour la L124, par contre, l’annulation de plusieurs permis nécessite de redémarrer la procédure depuis le début, ce qui demandera trois années supplémentaires en sus des six années estimées pour le chantier. «Il est impossible que cette ligne soit terminée avant 2027-2028», a confirmé le ministre de la Mobilité.

«L’objectif, dès 2024, est en heure de pointe un train tous les quarts d’heure sur la ligne 161, un train toutes les demi-heure sur la ligne 124 et un train tous les quarts d’heure sur la ligne 50A», précise encore François Bellot.

Le principe de l’emprunt d’un milliard étant désormais validé par le conseil des ministres, les discussions vont pouvoir reprendre avec Infrabel en vue d’une reprise des travaux d’ici la fin de l’année, a-t-on encore appris.

François Bellot loue, étude du Bureau fédéral du Plan à l’appui, le caractère «vertueux» de l’emprunt d’un milliard d’euros. «Le Bureau du Plan estime que les investissements dits de croissance donnent, pour un investissement de 1.000 une année, un retour pour l’Etat, de manière directe et indirecte, de 500 dans les deux années qui suivent. Et si on parvenait à diminuer l’encombrement routier de 30% en Belgique, le retour pour l’Etat serait, selon les estimations, de 50 à 60 millions d’euros par an, ce qui correspond au remboursement annuel sur 25 ans du milliard vertueux», argumente le ministre, tout en soulignant l’impact positif pour la croissance du PIB belge de ce type d’investissement dans la mobilité.

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