Publié le Mardi 18 Avril 2017 à

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Attentat déjoué en France: des armes à feu et du matériel servant à la fabrication d'explosifs retrouvés chez les deux suspects. C'est François Fillon qui était visé! (Photos et vidéo)

Afp

Deux hommes de 23 et 29 ans, soupçonnés de préparer un attentat « imminent » ont été arrêtés mardi à Marseille, à cinq jours du premier tour de l’élection présidentielle, a-t-on appris de sources proches de l’enquête.


Clément Baur et Mahiedine Merabet, les deux suspects.

Photonews/DR

Clément Baur et Mahiedine Merabet, les deux suspects.

Les deux jeunes hommes « radicalisés », arrêtés mardi matin à Marseille par les services antiterroristes, avaient l’intention de commettre un attentat « dans les tout prochains jours », a déclaré le ministre de l’Intérieur Matthias Fekl.

« Les deux hommes radicalisés, nés respectivement en 1987 et 1993, de nationalité française, avaient l’intention de commettre à très court terme, c’est-à-dire dans les tout prochains jours, un attentat sur le sol français », a précisé le ministre lors d’un point presse, à cinq jours du premier tour de l’élection présidentielle.

Les investigations, « grâce aux perquisitions toujours en cours, ont apporté des éléments permettant de matérialiser ce projet d’attentat terroriste », a-t-il ajouté, sans plus de précision sur la ou les cibles des deux suspects.« Des opérations de sécurisation et de déminage sont en cours » dans le IIIe arrondissement de Marseille où les deux hommes ont été arrêtés « entre 10 et 11 heures », a-t-il également précisé.

François Fillon probablement visé

Selon des sources concordantes, c’est François Fillon qui aurait été visé par le projet d'attentat. Ses officiers de sécurité ont même été avertis vendredi de « risques avérés » sur le candidat de la droite à l'élection présidentielle.

Lors des perquisitions au domicile des deux suspects, Clément Baur et Mahiedine Merabet, des armes à feu et du matériel servant à la fabrication d’explosifs ont été retrouvés. France TV Info rapporte que « la DGSI a récupéré une photo, dont l’auteur serait Mahiédine M., sur laquelle on voit un « fusil-mitrailleur, associé à la Une du journal Le Monde du 16 mars (sur laquelle apparait François Fillon), un drapeau de l’État islamique, et un lot de munitions formant les mots « La loi du talion » ». Par ailleurs, les photos des deux hommes suspectés de préparer un attentat terroriste avaient été distribuées jeudi aux services de sécurité des candidats à l’élection présidentielle.

« À quelques jours d’une échéance électorale majeure pour notre pays, je veux rappeler que tout est mis en œuvre pour assurer la sécurité de ce rendez-vous majeur pour notre démocratie », a assuré Matthias Fekl.

« Les services du ministère de l’Intérieur sont totalement et plus que jamais mobilisés partout en France pour assurer la sécurité des Français, pour assurer le bon déroulé de la campagne présidentielle, pour assurer la sécurité des meetings et des rassemblements, pour assurer la sécurité des candidats et de leurs quartiers généraux de campagne », a-t-il poursuivi.

« Plus de 50.000 policiers, gendarmes et militaires » seront déployés pour assure la sécurité de l’élection, notamment dans les 67.000 lieux de vote, a-t-il rappelé.

François Fillon félicite les forces de l’ordre

François Fillon a «  félicité  » mardi les forces de l’ordre et les renseignements après l’arrestation de deux hommes soupçonnés de préparer un attentat « imminent » et affirmé que « la démocratie ne doit pas plier devant les menaces ».

«  Je félicite et je remercie les forces de l’ordre et les services de renseignements qui ont mis hors d’état de nuire deux personnes soupçonnées de préparer un attentat en lien avec l’élection présidentielle  », a écrit le candidat Les Républicains dans un communiqué.

«  La démocratie ne doit pas plier devant les menaces et les intimidations des terroristes. La campagne doit continuer jusqu’au bout  », a-t-il demandé.

Les officiers de sécurité de François Fillon avaient été avertis vendredi de « risques avérés » sur le candidat de la droite à l’élection présidentielle, a-t-on appris mardi de sources concordantes LR.

Le ministère de l’Intérieur «  avait renforcé la sécurité à Montpellier  », où le candidat tenait meeting vendredi, a-t-on précisé de même source, évoquant la présence désormais de « tireurs d’élite » et de membres du Raid lors de ses réunions publiques.

Selon ces sources, des craintes entouraient le meeting de M. Fillon à Nice lundi.

Deux hommes de 23 et 29 ans, soupçonnés de préparer un attentat «  imminent  » ont été arrêtés mardi à Marseille, à cinq jours du premier tour de l’élection présidentielle.

Les deux hommes sont «  soupçonnés d’un passage à l’acte imminent  », a précisé une source proche de l’enquête. Ils ont été arrêtés par la DGSI dans le cadre d’une enquête en flagrance ouverte à Paris le 12 avril pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et infraction à la législation sur les armes en relation avec une entreprise terroriste.

L’arrestation a choqué le quartier

« Y a un risque : sortez, sortez ! » Les habitants d’un immeuble d’un quartier populaire de Marseille, près de la gare Saint-Charles, ont été évacués mardi avant l’arrestation de deux hommes soupçonnés de préparer un attentat « imminent » à cinq jours de l’élection présidentielle.

« J’ai entendu la police parler d’un risque de bombe », raconte Mohamed Bian, 33 ans, voisin de palier de l’un des deux hommes arrêtés dans un immeuble moderne aux murs beiges de la rue de Crimée (IIIe arrondissement).

Le calme habituel de cette rue située à l’écart des commerces a été rompu tôt mardi après que Clément B., 23 ans, et Mahiedine M., 29 ans, deux Français « soupçonnés d’un passage à l’acte imminent », selon une source proche de l’enquête, ont été arrêtés par la DGSI.

« La police nous a expulsé vers 10H00 », a précisé Mohamed, décrivant son voisin comme « un type grand, costaud » qui « vivait seul dans cet appartement depuis 20 jours ».

« Des policiers cagoulés ont frappé et nous ont dit de descendre immédiatement. Ils ont dit que c’était une opération de police, que ça allait durer un moment », explique à son tour Zaidan, épicier, qui vit dans le même immeuble, entièrement évacué par les forces de l’ordre.

« Ça fait peur, on est dégoûtés, franchement c’est grave », dit-il, amer. « Il n’y a jamais eu de problème comme ça… C’est un immeuble très sécurisé, caméras de surveillance, gardien, badges d’accès », décrit l’homme qui y vit depuis 2006.

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