Publié le Samedi 13 Mai 2017 à

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Une députée bruxelloise en visite au centre 127 bis: "Un univers véritablement carcéral, avec des barbelés"

D. Sw

Alors qu’un Conseil des ministres extraordinaire se penchera, ce dimanche, sur une extension de la capacité des centres fermés, où séjournent ceux ne disposant pas ou plus d’un droit de séjour en Belgique en attendant leur expulsion, la députée Fatoumata Sidibé (DéFI) dénonce ces «  centres qui n’ont pas leur place dans un État de droit  ». Au 127 bis, qui jouxte l’aéroport de Zaventem, elle a fait des rencontres étonnantes.

Colère au 127 bis (Fatoumata Sidibé en médaillon).

Belga

Colère au 127 bis (Fatoumata Sidibé en médaillon).

«  C’est la première fois que je visitais un centre fermé  », explique la députée bruxelloise d’origine malienne. «  C’est un univers véritablement carcéral, avec des barbelés, des privations de liberté, des gens que l’on envoie au cachot, des humiliations. Certains m’ont dit qu’ils n’avaient pas accès à un médecin, ni à l’aide juridique.  »

Mais l’élue de DéFI n’était pas au bout de ses surprises. «  Je vois une fille qui me fait des grands signes. Je reconnais Charlotte, une Camerounaise qui bossait dans un restaurant, en Belgique depuis 2005.  »

Là, c’est la douche froide pour la députée. Charlotte avait obtenu une régularisation sur base de son boulot, mais elle l’a perdue, un jour, en même temps que son travail.

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