Publié le Jeudi 8 Juin 2017 à

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Unia a ouvert 20% de dossiers en plus l'an dernier

Rédaction en ligne

Unia a ouvert l’année dernière 1.907 dossiers individuels pour une potentielle discrimination, des messages ou des délits de haine, a annoncé le centre jeudi lors de la présentation des chiffres pour 2016. Cela représente une hausse de 20 % par rapport à 2015.

UNIA

Ces dossiers concernaient principalement les critères raciaux (30 %), le handicap (28 %, soit 27 % de plus qu’en 2015) et les convictions religieuses (14 %).

La hausse globale des dossiers ouverts par Unia est particulièrement marquée dans le domaine de l’emploi, souligne Patrick Charlier, co-directeur. Le nombre de dossiers relatifs à l’emploi a en effet quasi doublé (+48 %) entre 2015 et 2016. Les critères dits «  raciaux  » ont été les plus représentés (169 dossiers, +15 %). Au niveau du critère de l’âge, Unia note une forte augmentation de 135 % en un an. Ce phénomène est particulièrement lié à la condamnation de la société cuisines Dovy, qui avait rejeté la candidature d’un homme de 59 ans en raison de son âge.

Le centre a aussi enregistré 30 % de dossiers en plus pour le domaine des biens et services, soit 500 dossiers de discrimination, surtout en lien avec le logement (37 %) ou les transports (15 %). Pour ce secteur, il s’agit surtout d’un manque d’accessibilité pour des personnes en situation de handicap.

Autre constat : «  Il ne se passe pas un jour sans qu’Unia n’ouvre un dossier pour des messages de haine dans les médias  », met en exergue Patrick Charlier. Unia a ouvert l’année passée 276 dossiers pouvant être qualifiés d’incitation à la haine, qui visaient pour la plupart le terrorisme et l’amalgame entre étrangers/musulmans et terroristes. Dans 83 % des cas, ce sont des messages en ligne diffusés généralement sur les réseaux sociaux et forums de discussion. Le nombre de ces dossiers (334) a toutefois baissé de 8,5 % par rapport à l’année précédente, ce qui s’explique entre autres par la nouvelle méthodologie d’Unia dans ce secteur.

«  Une plus grande visibilité d’Unia et certains sujets d’actualités marquants expliquent en partie l’augmentation générale. Si on ne peut pas conclure à une société plus discriminante, nous pouvons à tout le moins considérer que les citoyens ont été plus conscients des discriminations et se sont montrés plus enclins à les dénoncer  », concluent les co-présidents.

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