Publié le Mercredi 28 Juin 2017 à

Sports > Moteurs > Rallye

Copilote de Thierry Neuville à Ypres: deux minutes dix de sensations fortes (vidéo)

Dominique Dricot

Quelques heures après l’arrivée de la course dans le Westhoek, le vice-champion du monde nous a emmenés dans sa Hyundai i20 de rallye. Sur une route fermée à la circulation, l’homme de Saint-Vith a piloté son bolide à la même cadence qu’en course. Sensations garanties pour votre serviteur.

Vidéos

Notre journaliste a pris place dans le siège de Nicolas Gilsoul, l’habituel copilote de Thierry Neuville.

D.R.

Notre journaliste a pris place dans le siège de Nicolas Gilsoul, l’habituel copilote de Thierry Neuville.

Elle est cabossée, chiffonnée… La Hyundai i20 de Thierry Neuville affiche les traits marqués d’un boxeur après le combat. Un combat que l’homme de Saint-Vith menait dans les premiers rounds du rallye d’Ypres avant de jeter l’éponge dans une série de tonneaux à plus de 100 km/h. Six heures ont été nécessaires pour remettre la Coréenne en état et poursuivre sa démonstration sur les routes bosselées du Westhoek. Ce qui n’a pas empêché son pilote de signer six fois le meilleur temps.

Elle est là, prête à de nouveaux exploits mais dans un registre différent. Ce dimanche matin, un petit tronçon d’une de ces routes étriquées du Westhoek est réservé pour un exercice particulier. À l’heure de la communion, Thierry Neuville invite une poignée de journalistes à partager l’habitacle de sa Hyundai de rallye.

Pour mériter cet espace ceinturé de tubes d’acier, il faut d’abord passer par un rituel initiatique : enfiler une combinaison ignifugée, coiffer un casque et le caler avec le système Hans qui empêche les mouvements amples de la tête en cas d’accident. Rassurant.

Ensuite, il faut prendre la grâce d’une ballerine pour enjamber la forêt d’arceaux, se caler au fond du siège baquet puis ajuster au mieux les ceintures six points qui vous plaquent contre le baquet. Les astronautes de Cap Canaveral ne doivent pas être mieux arrimés.

Me voilà installé dans le bureau de Nicolas Gilsoul. Un endroit sobre, efficace. La planche de bord est minimaliste. Tout juste un écran digital en guise de console centrale donne-t-il quelques informations au copilote sur la température de l’eau, de l’huile ou encore la vitesse. Sur le pose-pieds, un bouton pour les essuie-glaces, un autre pour le klaxon.

Côté pilote, je suis frappé par la hauteur du levier de vitesse et celle du frein à main. Au centre du volant, un ordinateur de bord permet à Thierry de disposer, en une fraction de seconde, d’une somme de renseignements.

L’interphone permet de dialoguer calmement avec Thierry Neuville alors qu’on se dirige gentiment vers la base d’essai. Sur la ligne de départ, il change la page de son ordinateur. Seules deux informations l’intéressent : le rapport enclenché et le régime du moteur.

«Tu es prêt ? » demande-t-il dans le casque ? C’est parti pour 4 km de folie.

Faites de sudinfo.be la page d'accueil de votre navigateur. C'est facile. Cliquez-ici.

Nos partenaires vous proposent