Publié le Lundi 17 Juillet 2017 à

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Romain Bardet est conscient qu'il peut frapper un grand coup sur le Tour de France: «Tout est possible»

Belga

Troisième du Tour de France à la veille de la dernière semaine de course, Romain Bardet (AG2R) a révélé « se sentir plus fort que l’an passé » lundi en conférence de presse. Le Français qui a terminé deuxième de la dernière édition a également promis de livrer bataille à Chris Froome en montagne.

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Vainqueur d’étape au sommet de l’altiport de Peyraguedes, Romain Bardet ne compte que 23 secondes de retard au général sur le triple vainqueur de l’épreuve, et tentera de le détrôner avant le contre-la-montre de samedi à Marseille. «  Nous devons bien choisir les moments clés où nous attaquerons. Il faudra attendre la bonne opportunité et jouer le coup intelligemment. C’est un Tour de France qui se joue à quelques secondes, il faut donc être patient. Je peux être content après les deux premières semaines. Il n’y a rien d’acquis mais rien de perdu non plus. On va assister à une dernière semaine tendue.  »

Moins fort qu’Uran et Froome dans l’exercice du contre-la-montre, Bardet prétend qu’il n’y pense pas encore et préfère se concentrer sur les autres étapes dans un premier temps. «  Ce sont tout d’abord les étapes dans les Alpes qui me préoccupent. Je vais les affronter comme s’il s’agissait de deux classiques. Je ne veux pas trop calculer. Tout est très resserré entre nous, je m’en rends bien compte, mais j’essayerai d’aborder la course avec toute la sérénité nécessaire. Il n’y a pas de raison de stresser. Mon équipe roule bien, je me sens bien, nous sommes sur la bonne voie et on doit donc aborder cette troisième semaine de manière positive.  »

Le chef de file des AG2R s’attent à ce que l’étape de jeudi, celle qui arrive au sommet de l’Izoard, soit l’étape décisive de cette 104e édition de la Grande Boucle. «  Ces deux étapes dans les Alpes sont très importantes et je pense que le Tour se décidera sur le Col d’Izoard. La succession des cols des deux étapes et l’arrivée au sommet vont peser sur les organismes et c’est là que les différences se feront. Pour moi, c’est celle-là l’étape finale du Tour.  »

Tactiquement la bataille risque aussi d’être intéressante. Bardet et l’AG2R ont montré dimanche lors de l’étape vers Le Puy-en-Velay qu’ils avaient le potentiel pour faire vaciller la machine Sky. «  Chris a une équipe vraiment très forte  », a poursuivi Bardet. «  Chez Sky, il y a trois ou quatre coureurs qui pourraient être leaders dans d’autres formations. C’est difficile de déstabiliser Froome et sa garde. On ne peut pas le faire en une fois, il faut bien saisir les occasions qui se présentent.  »

Brillant lors des deux premières semaines, Romain Bardet ne sait pas encore s’il améliorera le résultat obtenu l’an dernier mais n’a aucun doute : «  C’est le meilleur Tour que j’ai disputé », affirme l’Auvergnat. « Tout est possible. Je sens que je progresse d’année en année. Je me sens plus fort que l’an dernier mais cela ne veut pas dire que je vais monter sur la plus haute marche du podium à Paris ou que je serai à nouveau deuxième. Beaucoup de choses peuvent encore se passer en course. Je sais que le Tour dure trois semaines. Je me sens physiquement plus fort mais encore mieux mentalement. Je sais que je peux courir trois semaines au plus haut niveau. Les écarts sont minces et je devrais être patient jusqu’au moment où il faudra faire la différence.  »

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