Publié le Jeudi 20 Juillet 2017 à

Sports > Cyclisme

Warren Barguil, vainqueur, ne pensait pas battre les meilleurs

Belga

Le Français s’est imposé dans la 19e étape jeudi et s’offre une deuxième victoire sur le Tour de France.

Photo News

Warren Barguil a ajouté une autre perle à son Tour de France mémorable ce jeudi en remportant sa deuxième victoire d’étape au sommet du Col de l’Izoard. «  Incroyable  », réagissait-il au terme de l’étape. «  J’étais déjà tout fou après ma première victoire (à Foix le 14 juillet, NDLR) et là je gagne une deuxième fois.  »

Le Breton n’était pourtant pas parti pour gagner lorsqu’il a démarré. «  Quand j’ai attaqué, je voyais que Contador n’était pas loin, je voulais essayer de gagner une place au général. Ensuite, j’ai pris mon tempo, je ne savais pas qui était devant. Quand j’ai rattrapé Tony (Gallopin), je pensais que j’étais en tête et j’ai vu qu’il y avait Atapuma devant. Je me suis remémoré le Tour de Suisse quand il était échappé et que j’avais fini deuxième derrière lui pour très peu de chose l’an passé. Je me suis dit ’Ça ne va pas se passer comme ça, faut vraiment que je le passe’. Je gagne, c’est exceptionnel. Battre les meilleurs en haut de l’Izoard, j’y aurais jamais pensé.  »

Et dire que Barguil s’était fracturé le bassin lors du dernier Tour de Romandie. Une blessure qui a bien failli l’empêcher de participer à un Tour de France dans lequel il avait connu pas mal de difficultés l’an dernier. «  Après beaucoup de malchance, la chance tourne enfin. J’ai eu beaucoup de gros problèmes mais je n’ai jamais rien lâché et, aujourd’hui, ça paie. Il n’y en a pas beaucoup qui savent ce que j’ai enduré. Je confirme que je ne suis pas un grand champion qui a gagné un grand Tour comme des Contador ou des Quintana mais je ne suis pas non plus un cycliste lambda. Le fait que je sois arrivé ici frais après ma blessure a probablement été un atout. Je me suis retrouvé en super forme. Avec les jambes que j’ai cette année, viser un bon classement général les prochaines années est possible. Terminer le Tour dans le top 5 est un de mes objectifs, on va essayer de faire ça l’an prochain mais je vais encore adopter la même tactique et faire en sorte de courir le moins de courses possible avant le Tour. Je me suis surpris durant ce Tour et cela me donne de l’espoir pour la suite.  »

Le coureur de 25 ans a ensuite expliqué son geste avec le doigt vers le ciel en franchissant la ligne d’arrivée. «  Le geste, c’est pour mes grands-parents qui sont décédés. J’avais mes deux papis qui suivaient énormément le vélo et, pour moi, c’était la dédicace que j’avais pour eux. C’était un moment émouvant car je ne les oublie pas et j’ai vraiment pensé à eux en passant la ligne.  »

«  C’est comme si je vivais un rêve, c’est fantastique  », ajoutait-il toujours sous le coup de l’émotion. «  Hier j’en parlais avec Matthews dans la chambre. Personne ne pensait que nous réaliserions un Tour comme celui-ci et là nous sommes fous de bonheur. Ce Tour, ces victoires, je m’en souviendrai pendant longtemps et je serai aussi sur le podium de Paris avec le maillot à pois. C’est fantastique.  »

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