Publié le Mercredi 30 Août 2017 à

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Namur: jusqu'à cinq ans de prison requis pour viol intrafamilial sur une mineure de 14 ans

Belga

Le parquet de Namur a requis mercredi devant le tribunal correctionnel de Namur deux peines de respectivement quatre et cinq ans de prison à l’encontre de Nathalie D. et son conjoint Eric P., poursuivis pour viol et attentat à la pudeur envers une mineure de 14 ans. Les préventions visent en outre la circonstance aggravante que la victime est la fille de la prévenue. Les faits qualifiés de « honteux et immoraux » par la défense se sont produits, entre juin et septembre 2016, dans la résidence du beau-père de la victime, à Sambreville.


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Après la séparation de ses parents en 2014, la jeune fille n’avait plus eu de contact avec sa mère jusqu’en avril 2016. Mais à partir des vacances scolaires d’été, un accord est conclu pour que l’adolescence, tout juste âgée de 14 ans, puisse voir ses deux parents, via une garde alternée.

Nathalie s’était alors remise en couple avec Eric. Celui-ci a affirmé s’être « rapproché » de la jeune fille dès le mois de juin, avec un baiser et des mots doux. « Je vous rappelle que c’est une enfant », s’est alors exclamée la présidente du tribunal. « Une enfant qui a des droits, et ceux-ci ont été gravement bafoués », a-t-elle ajouté.

Les premiers rapports sexuels ont commencé en juillet. La mère n’apprendra la nouvelle que quelques jours plus tard. Elle admettra néanmoins la situation, acceptant que sa fille se fasse violer sous ses yeux, parfois même en y participant. Devant le tribunal, elle a dit regretter ses actes, mais s’est justifiée en expliquant avoir eu peur de perdre sa fille et son compagnon.

L’adolescente en question a été « manipulée », selon le parquet. « Manipulée parce qu’elle n’était pas consentante, mais en plus parce qu’on lui a fait croire qu’elle avait perdu l’amour de son père et allait perdre celui de sa mère si elle ne se soumettait pas à ces actes sexuels. C’est vraiment mesquin », s’est indignée la subsitute.

Le rapport des experts psychologique stipule par ailleurs une absence de prise de conscience de la gravité des faits dans le chef du beau-père, qui attribue une part de responsabilité à la victime. Quant au risque de récidive, il serait élevé pour Eric et de faible à modéré pour Nathalie, suivant le contexte de vie.

Compte tenu de l’extrême gravité des faits et des dommages irrémédiables causés à la victime, le parquet a requis une peine de cinq ans, dont un an ferme pour Eric, ainsi qu’une peine de quatre ans avec une possibilité de sursis probatoire pour Nathalie.

La défense s’est dite étonnée du rapport psychologique et psychiatrique et soutient que ses deux clients ont pris conscience de leurs actes. Compte tenu des 11 mois de détention préventive déjà subis par le prévenu, Me Brunet a demandé la suspension probatoire pour le couple.

Le jugement sera prononcé le 28 septembre.

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