Publié le Mercredi 6 Septembre 2017 à

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Couillet: cinq ans de prison avec sursis pour le viol de sa belle-fille de 14 ans

Belga

Le tribunal correctionnel de Charleroi a condamné un habitant de Couillet à 5 ans de prison avec sursis probatoire, mercredi. L’intéressé était poursuivi pour le viol de sa belle-fille de 14 ans, ainsi que pour l’avoir harcelée par l’entremise de textos à caractère sexuel.

Photo News

Les faits ont, selon le parquet, perduré entre 2009 et 2013, au domicile de Guy E. à Couillet. Interrogé à l’audience, le prévenu a reconnu le harcèlement, qu’il a présenté comme une volonté de séduire, sans plus, en soulignant qu’il y avait eu, de la part de l’adolescente, des réponses à ses textos, ce qui en faisait à l’en croire, un jeu entre eux. Il a nié en revanche les viols répétés qui lui sont reprochés, parlant des mensonges de la jeune fille, quand elle a évoqué des fellations répétées qu’il lui aurait imposées.

A la partie civile, Me Anne Ureel a plaidé que les faits étaient bien établis, dans un cocon familial où la jeune victime s’est retrouvée seule, face à un bloc hostile constitué de sa mère et de ses frère et sœurs qui craignaient de se retrouver à la rue à cause d’elle si elle accusait son beau-père.

Le parquet a énuméré, pour sa part, les témoignages accablants soutenant la thèse du viol, tels que la victime les a formulés après plusieurs années. Quant aux textos, le ministère public a souligné qu’il s’était agi de réponses négatives, à chaque message dont son beau-père prenait l’initiative.

« Petit secret »

A la défense, Me Alain Posilovic a mis en exergue les déclarations contradictoires, selon lui, de la jeune victime. Il a mis en a doute la véracité de ses accusations, s’étonnant que jamais elle n’ait fait état de ces agressions à qui que ce soit, avant d’y être amenée par la mère de son petit ami, qui est policière. Il a plaidé l’acquittement pour les faits de mœurs, et un sursis probatoire pour le harcèlement téléphonique.

Le tribunal a constaté que la victime avait pris le risque de se faire exclure par ses proches en dénonçant les faits. Dans l’un de ses textos, le prévenu évoquait l’âge de 14 ans et «le petit secret» qui remontait à cette époque, sans parler des aveux qu’il aurait faits auprès de ses proches, ce que ceux-ci ont reconnu. En définitive, Guy E. a écopé de 5 ans de prison avec sursis probatoire pour ce qui excède la détention préventive.

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