Publié le Samedi 9 Septembre 2017 à

Culture > Cinéma

Michelle Rodriguez, l'héroïne casse-cou des «Fast and Furious»: «Je peux encore pleurer à la projection de Bambi!»

Au Festival de Deauville, Pierre Germay

Prix d’interprétation ici même, à Deauville, en 2000 pour « Girlfight », de Karyn Kasuma, un film où elle incarnait une jeune fille qui redonnait un sens à sa vie d’adolescente dans un club de boxe, Michelle Rodriguez est de retour sur les planches de Deauville pour y recevoir un hommage du Festival.

Si c’est dans la série « Fast and Furious » qu’elle s’est principalement révélée au grand public, on l’a vue également à l’affiche de « Avatar » de James Cameron. Derrière le côté franchement voyou de certains de ses personnages se dissimule une actrice au charme certain et qui souhaite à présent explorer d’autres aspects du cinéma :

« Je pense avoir fait des films commerciaux pendant quinze ans et qu’il est temps de passer à autre chose, je n’y trouve plus assez d’espace pour progresser. Je ressens l’appel pour des films plus intérieurs, à la psychologie plus fouillée. Et c’est pourquoi je me tourne vers le cinéma indépendant ».

Récemment, l’actrice d’origine dominicaine et portoricaine a poussé un coup de gueule contre la saga « Fast and Furious » dans laquelle elle incarne Leticia « Letty » Ortiz depuis 2001. Elle a tout simplement menacé de quitter la franchise si les personnages féminins n’étaient pas davantage mis en avant. « Il n’y a pas vraiment de rôle pour les femmes. Ce sont des films de plus en plus machos, sans grande inspiration artistique, souvent vulgaires voire carrément pornographiques ! Il est temps que la communauté des femmes se réveille », explique-t-elle, sur un ton militant bien trempé. « Le moment est venu pour les femmes de se réveiller et de prendre elles-mêmes leur destin en main, pour et par elles-mêmes ».

Est-ce à dire que Michelle Rodriguez aurait des envies de passer à l’écriture ? Une pièce de théâtre peut-être ? « Je ne connais pas grand-chose au monde du théâtre », confesse-t-elle. « C’est une forme assez extrême on l’on est totalement exposé au public. Je préférerais le cinéma si je devais écrire : on peut toucher dix millions de personnes en une fois. Donc oui, le cinéma plutôt que le théâtre ».

À l’avenir, Michelle Rodriguez espère rencontrer des… réalisatrices : « Oui, des réalisatrices plus ouvertes à cette exploration des personnages féminins. J’ai besoin de femmes autour de moi. Il y a aussi des hommes très sensibles, aux accents masculins et féminins à la fois, comme Steve McQueen (NDLR : « Hunger », caméra d’or à Cannes en 2008). Il faut un peu s’exposer. Je suis dans l’expectative, à la recherche ».

Au jeu de ses films préférés, Michelle Rodriguez se révèle éclectique : « Une comédie musicale ? Outre « West Side Story », évidemment, je dirai « Cabaret ». J’aime bien le cinéma de Pedro Almodovar. Dans le cinéma français, mes préférences vont au « Souffle au cœur » de Louis Malle ou à « Belle de jour » de Luis Bunuel. J’aime beaucoup aussi « Le voleur de bicyclette » de Vittorio De Sica. Mais j’adore regarder tout simplement un dessin animé de Disney et je peux encore pleurer comme une madeleine en regardant « Bambi » ! ».

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