Publié le Lundi 11 Septembre 2017 à

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La lettre d'une sœur «possédée par le démon» a finalement été décodée…Voici ce que contient ce manuscrit signé par «Satan»

Rédaction en ligne

Une « lettre du diable », datant du XVIIe siècle et rédigée par une sœur qui se disait « possédée par le diable », a enfin été décodée… « Le système ne fonctionne pour personne », décrit-on dans ce manuscrit « signé par Satan ».

D.R.

Isabella Tomasi est née en 1645 et est devenue Sœur Maria Crocifissa della Concezione lorsqu’elle entra au couvent, en Sicile, en 1660. La légende voudrait qu’un matin de 1676, Sœur Maria Crocifissa della Concezione s’est réveillée couverte d’encre et avec une lettre mystérieuse dans sa main. Elle raconta aux autres nonnes que, « possédée par Satan », elle avait rédigé ce message sur papier. Les autres religieuses ont alors gardé la lettre…

340 ans plus tard, selon nos collègues du très sérieux The Times, un groupe d’informaticiens italiens a réussi à décrypter cet incroyable message. Ils ont utilisé un logiciel de décryptage qu’ils ont trouvé sur le célèbre « dark web », cette partie d’internet qui n’est pas directement détectable par les moteurs de recherche traditionnels.

Sœur Maria avait été en contact avec de nombreuses langues durant sa vie au monastère. Les scientifiques pensent donc que la lettre a été écrite dans une langue inventée, reprenant un mélange de tous les alphabets qu’elle connaissait. Assez logiquement, les scientifiques ont introduit dans le logiciel l’ensemble des alphabets que la sœur avait pu rencontrer durant sa vie.

Les chercheurs sont parvenus à traduire une quinzaine de lignes. Elles parlent de la relation entre les personnes, du diables et de Dieu. Selon l’une de ces phrases, Dieu serait l’invention de l’homme et « le système ne fonctionnant pour personne ». La lettre ajoute que « Peut-être maintenant, le Styx est certain ! ». Une référence au Styx, ce fleuve qui sépare le monde terrestre de l’enfer dans la mythologie grecque…

Le couvent de Palma di Montechiaro, près d’Agrigente, en Sicile. (Photo Wikipedia)

Bref, la lettre est incohérente et n’est pas totalement compréhensible. Les chercheurs pensent donc que Sœur Maria souffrait de schizophrénie et de troubles bipolaires.

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