Publié le Mardi 12 Septembre 2017 à

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France: 12 projets d'attentats déjoués depuis janvier

Afp

Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a listé mardi douze projets d’attentats déjoués en France depuis le début de l’année 2017, évoquant notamment pour la première fois un projet visant l’Ecole de l’air de Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône).


Gérard Collomb.

AFP

Gérard Collomb.

M. Collomb s’exprimait lors d’une audition par la commission des Lois de l’Assemblée nationale dans le cadre de l’examen du projet de loi antiterroriste. Sur les douze projets d’attentats déjoués, dont le degré d’élaboration et l’ampleur potentielle étaient variables, trois n’avaient jamais été jusque-là rendus publics par les autorités.

Parmi eux figure un projet déjoué le 2 mai visant l’Ecole de l’air de Salon-de-Provence, a affirmé le ministre, sans apporter de précisions.

Un deuxième projet, qui ciblait «une caserne, un commissariat de police ou un supermarché avec prise d’otages», a été déjoué le 23 janvier et un troisième le 21 juin prévoyait «une attaque à l’arme blanche sur la voie publique», a précisé le ministre.

La découverte d’un laboratoire d’explosifs à Villejuif (Val-de-Marne) le 6 septembre a porté à 12 le nombre d’attentats déjoués, le chiffre annoncé vendredi par M. Collomb étant de onze.

Fin août, un homme de Seine-Saint-Denis, soupçonné de vouloir commettre «un acte violent» notamment contre des boîtes de nuit, avait été mis en examen et écroué.

Parmi les autres projets d’attentats déjoués, M. Collomb a évoqué l’interpellation le 21 février à Clermont-Ferrand, à Marseille et dans l’Essonne de trois hommes, et l’arrestation le 18 avril, cinq jours avant le premier tour de la présidentielle, de deux hommes à Marseille «visant un meeting politique».

Le ministre a fait également allusion à un projet déjoué le 10 février «contre un lieu touristique parisien ou un lieu de fête montpelliérain», avec l’arrestation de quatre jihadistes, en possession d’explosifs dans l’Hérault.

Il a également cité le projet d’attaque déjoué le 5 mai de la base aérienne d’Evreux (Eure), aux environs de laquelle un ancien militaire avait été arrêté en possession d’armes.

Le ministre a fait aussi état d’une «action violente» non déterminée, déjouée le 5 juillet. Un Français de 42 ans avait été arrêté près de Lille, en même temps que deux frères belges, arrêtés à Anderlecht (Belgique), en possession de trois kalachnikov, d’un fusil à pompe, d’armes de poing, de détonateurs et de munitions, à la veille d’un passage à l’acte.

Les deux autres projets d’attentats déjoués sont celui imaginé par un étudiant contre le métro lillois le 17 février et celui d’un homme arrêté le 4 septembre en région parisienne, qui voulait commettre une attaque «à la kalachnikov» contre les forces de l’ordre.

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