Publié le Samedi 23 Septembre 2017 à

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Bruxelles: des centaines de personnes crient au racisme en marge d'une conférence de Francken (vidéo)

Rédaction en ligne

Environ 400 personnes se sont rassemblées vendredi soir de 19h30 à 21h au carrefour de l’Europe à Bruxelles, pour dénoncer «la politique de haine et de racisme» menée selon eux par la N-VA, alors que le ministre de l’Intérieur Jan Jambon et le secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration Theo Francken tenaient une conférence à l’hôtel Hilton situé en face de la Gare centrale à Bruxelles.

Cette mobilisation a été initiée par le groupe Facebook «Rien N-VA plus». De nombreux membres d’associations ou de syndicats ont rallié le rassemblement sans bannières. La jeunesse était notamment représentée par les Jeunes Organisés Combatif (JOC) et Ecolo J. Des sans-papiers se sont aussi mobilisés. La plate-forme citoyenne à l’initiative du rassemblement soulignait dans son appel que, selon un sondage du réseau CNCD-11.11.11., 81% des Belges néerlandophones estiment important de se montrer solidaire avec des gens en difficulté comme les réfugiés.

Quelques personnes ont nettoyé la place munies de gants et d’éponges, en référence au terme de «nettoyage» utilisé par le secrétaire d’Etat à propos de la situation au parc Maximilien à Bruxelles. D’autres, qui avaient loué une chambre à l’hôtel, ont fait tomber d’une fenêtre donnant sur la place un drapeau de la N-VA aux accents nazis. Les manifestants ont dénoncé une politique qu’ils qualifient d’islamophobe et de raciste.

Ils ont aussi commémoré la mort de la demandeuse d’asile nigériane Sémira Adamu, étouffée, à l’aide d’un coussin, par deux policiers belges à l’aéroport de Zaventem le 22 septembre 1998. «Ce sont des politiques qui tuent», s’est écriée Lola, une participante. «Jambon et Francken sont là pour se féliciter de leurs trois années de mandat, mais c’est une politique ultra répressive, en particulier sur les questions migratoires», a estimé Hugo, un autre manifestant. «La police fait des contrôles d’identité une rue plus loin, encore un signe de la volonté de traquer les sans-papiers».

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