Publié le Dimanche 24 Septembre 2017 à

Sports > Athlétisme

Kipchoge vainqueur du marathon de Berlin en 2h03:32

Rédaction en ligne

Le coureur kenyan a échoué à 35 secondes du record du monde.

Photo News

Le Kenyan Eliud Kipchoge a remporté dimanche le 44e marathon de Berlin en 2h03:32 (officiel), échouant à 35 secondes du record du monde de son compatriote Dennis Kimetto (2h02:57 établi à Berlin en 2014). Il s’agit néanmoins de la 7e meilleure performance absolue réussie sous un fin crachin et sur une route détrempée par la pluie de la nuit. Premier Belge et 5e Européen, Willem van Schuerbeeck a terminé 19e en 2h15:49.

Champion olympique à Rio l’an dernier, Kipchoge, 32 ans, avait couru un marathon en 2h00:25 lors d’une tentative, hors compétition et non homologuée, programmée par Nike le 6 mai à Monza. Il a devancé l’inattendu Ethiophien Guye Adola, un spécialiste du semi-marathon (meilleur chrono en 59:06) qui s’alignait à 26 ans pour la première fois sur 42,195 km. Il a franchi la ligne en 2h03:46, meilleur chrono pour un début à Berlin. L’Ethiopien Mosinet Geremew a pris la 3e place en 2h06:09.

Les deux autres grands favoris Kenenisa Bekele, vainqueur en 2016 avec le 2e chrono absolu 2h03:03, et Wilson Kipsang, vainqueur en 2013, ont abandonné avant le 30e km.

Cette victoire, la 8e en 9 marathons, a rapporté 40.000 euros à Kipchoge.

«Les conditions n’étaient pas faciles, à cause de la pluie. Heureusement, il n’y avait pas trop de vent. Je suis content d’avoir battu Adola. Je ne m’attendais pas à avoir à me battre contre quelqu’un d’autre que Bekele ou Kipsang», a avoué le vainqueur après l’arrivée.

Sûr de sa force, Kipchoge avait clairement décidé de ne pas s’occuper de ses deux adversaires. Ses lièvres sont donc partis sur des bases plus rapides que le record du monde, obligeant Kipsang et Bekele à prendre sa foulée, au risque d’exploser en route.

Le groupe de tête, dans lequel s’accrochaient le Kenyan Vincent Kipruto et l’Ethiopien Adola, est passé à la mi-course en 1h01:29. Soit une quinzaine de secondes plus vite que le temps de Dennis Kimetto lorsqu’il avait établi son record du monde sur le même parcours en 2013 (1h01:45).

Contre toute attente, le premier des cinq à «sauter» a été Kenenisa Bekele, le vainqueur de l’an dernier, décroché dès le 24e km. Kipruto a lâché prise quelques minutes plus tard. Puis, deuxième énorme surprise, Kipsang s’est arrêté et a abandonné au passage de la barrière des 30 km.

Kipchoge se retrouvait alors seul avec Guye Adola. L’Ethiopien tentait une attaque au 36e kilomètre et parvenait à prendre une dizaine de mètres d’avance. Mais Kipchoge, le sourire aux lèvres, revenait mètre après mètre dans le final pour franchir la ligne le premier, quelques mètres après être passé sous la Porte de Brandebourg.

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