Publié le Mardi 26 Septembre 2017 à

Sports > Omnisports

Sept Belges au départ

Rédaction en ligne

Dirk, Jean, Edwin et Olivier ne se connaissaient pas avant ce week-end.

Au moment de prendre le départ de ce premier semi-Marathon des sables (HMDS pour les intimes), ils sont comme de vieux amis. Dimanche soir encore, profitant des commodités d’un des hôtels partenaires de l’événement (Playitas), verre de vin à la main, ils trinquaient à ces 4 jours d’effort intense qui s’annoncent. Tous, sauf Jean (de Gand, parfait francophone), qui n’en est pas à son premier Marathon des sables. En 2009, il passait la ligne d’arrivée au Maroc. Il court 5 fois par semaine, suit le programme d’un médecin sportif et participe à un ou deux trails par an. Dès lors, pas besoin de changer ses habitudes pour ce semi, le « doyen » des Belges sur cette épreuve (59 ans) ne mange que rarement des frites à la maison. Au contraire d’Edwin, de Visé, et cadet du groupe (32 ans). Ce semi-Marathon des sables, c’est son premier ultra trail. Et, nous dit-il, il n’a pas «  suivi d’entraînement spécifique  » pour s’y préparer. «  J’ai décidé de m’inscrire ici pour l’ambiance bivouac, le côté aventure et la camaraderie  ».

« Besoin de ce challenge »

Si aucun de ces nouveaux amis belges n’est venu ici pour réaliser un chrono, Dirk (43 ans, Anvers) a, lui, une motivation supplémentaire. Habitué des marathons, il vient de perdre son papa. «  J’ai besoin de ce challenge  », nous glisse-t-il, alors que le groupe vient de terminer son dernier vrai repas avant la mise en route, depuis le bivouac. Pour Olivier, de Fragnée, l’aventure ce n’est pas tellement ce qu’il recherche au départ dans la course à pied. «  Je déteste le trail ! J’ai gagné ma participation avec un concours ! Je me préparais pour le marathon d’Amsterdam à la mi-octobre et ce semi est venu s’intercaler dans mon entraînement. Je vais le faire cool !  »

« pour les paysages »

Pour Dolorès (38 ans), juriste et originaire de la région liégeoise, la préparation à ce semi-marathon était loin d’être dilettante. «  Je suis allée voir, il y a 6 mois, un diététicien sportif qui m’a fait un programme d’entraînement. Avec du renforcement musculaire, de la course et du vélo. J’ai aussi adapté mon alimentation, surtout dans la dernière semaine. J’ai augmenté ma quantité de glucides et de protéines. » Elle se dit «  novice dans les trails  », ayant à son compteur un marathon (de Rotterdam). Elle avouait ressentir un peu de «  peur  » avant de prendre le départ à Fuerteventura. «  Je ne suis pas à l’aise dans les dénivelés. J’ai peur de me blesser… Mais j’adore le trail pour ces paysages. Mon objectif est simplement de finir ce trail. » Dans son sac à dos, qu’elle transbahutera d’étape en étape, des plats lyophilisés qu’elle a testés à la maison avant le départ (notamment à base de pâtes, de poisson et de pommes de terre) : «  C’est meilleur que ce que je pensais  », nous lance Dolores, «  et j’ai de la compote comme dessert  ». Un sacrifice alimentaire pour certains, mais surtout un mal pour un bien pour tous ces passionnés de course à pied de l’extrême.

Ch.V.

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