Publié le Lundi 2 Octobre 2017 à

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Le marathon de Bruxelles attribuera finalement les mêmes primes aux hommes et aux femmes

Philippe Vande Weyer

Après la polémique créée par la différence de prime entre celle du vainqueur hommes (1.000 euros) et celle de la gagnante femmes (300), le marathon de Bruxelles rectifie le tir.


@Belga

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Mise sous pression par la banque Belfius, « main sponsor » de l’événement, l’agence Golazo, organisatrice du marathon de Bruxelles, a décidé d’opérer une courbe rentrante après la polémique née, ce dimanche, de la différence de prime accordée au vainqueur masculin, le Kenyan Stephen Kiplagat (1.000 euros), et à la gagnante féminine, la Belge Christelle Lemaire (300). Bianca Debaets (CD&V), la secrétaire d’Etat bruxelloise à l’Egalité des chances, s’était émue de cette différence de prix d’un autre temps et avait appelé à une distribution égalitaire des primes quel que soit le sexe.

Consciente de l’indignation que cette situation a provoquée, Golazo rectifiera le tir et attribuera finalement, pour cette édition 2017… et les suivantes, les mêmes primes, tant chez les hommes que chez les femmes « comme nous le faisons dans toutes nos autres organisations ».

Selon Gert Van Goolen, responsable de la communication chez Golazo, la différence du montant des primes était dû au fait que le plateau masculin était composé de coureurs professionnels, ce qui n’était pas le cas chez les femmes.

« Pas de coureuses de niveau international »

« Pour permettre à notre capitale de vivre un marathon de haut niveau, nous tentons d’attirer depuis quelques années quelques athlètes internationaux ; cela ne peut se faire que par le biais d’un prize-money plus intéressant que celui d’une compétition amateur », dit-il. « Cela a permis cette année la présence de trois coureurs kenyans, qui ont terminé aux trois premières places. Le vainqueur, Stephen Kiplagat, a réussi un excellent chrono, le deuxième plus rapide du marathon de Bruxelles (2h11.43). Côté féminin, nous n’avons pas de coureuses de niveau international et c’est pour cette raison que les primes y étaient du même niveau que celles des autres épreuves pour amateurs que nous organisons (Brussels Ekiden, Antwerp 10 Miles, Dwars door Brugge…) et où les primes sont les mêmes pour les hommes et les femmes. »

Van Goolen ajoute que les primes à la performance étaient, elles, équivalentes. Un chrono sous les 2h12 chez les hommes (réussi par Kiplagat) et sous les 2h22 chez les femmes (non réussi par Lemaire) donnaient lieu à un bonus équivalent de 3.000 euros.

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