Publié le Mercredi 4 Octobre 2017 à

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Tillerson a traité Trump de «débile» et menacé de démissionner durant l'été

Afp

Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a traité Donald Trump de «débile» à la fin d’une réunion au Pentagone cet été, et menacé de démissionner à la même époque en raison de différends profonds avec le président, rapporte mercredi NBC News.


Rex Tillerson (G) et son président....

AFP

Rex Tillerson (G) et son président....

Selon ce média, qui cite plusieurs hauts responsables américains, le vice-président Mike Pence a rencontré le chef de la diplomatie quelques jours après cette réunion houleuse du 20 juillet pour lui demander d’être plus respectueux à l’égard du président.

Il n’est pas clair si Donald Trump a été mis au courant du qualificatif employé par son ministre. Selon NBC, Mike Pence et d’autres figures de l’administration ont insisté pour que Rex Tillerson ne démissionne pas.

Prié de dire s’il avait envisagé de démissionner cet été, mercredi matin lorsqu’il recevait son homoloque pakistanais à Washington, Rex Tillerson n’a pas répondu.

(Rex Tillerson - Photo EPA)

Interrogés par l’AFP, la Maison Blanche et le département d’Etat n’ont pas fait de commentaires dans l’immédiat.

Un proche conseiller du secrétaire d’Etat a toutefois démenti formellement dans l’article de NBC la menace de démission ainsi que le fait que Rex Tillerson ait qualifié Donald Trump de «débile».

«Waouh, tant de Fake News aujourd’hui», a tweeté mercredi de bon matin le président. «Peu importe ce que je fais ou dis, ils n’écriront ni diront jamais la vérité. Les Médias Fake News sont hors de contrôle», a-t-il ajouté, sans que l’on sache s’il faisait référence à cet article ou à d’autres.

Lundi, l’un des plus proches conseillers de Rex Tillerson, R.C. Hammond, avait affirmé à l’AFP qu’il n’y avait «pas de crise» entre le ministre et le président, après un nouveau différend public.

Dimanche, dans une série de tweets, Donald Trump avait en effet paru rabrouer Rex Tillerson, son «merveilleux secrétaire d’Etat», pour avoir évoqué publiquement l’existence de «canaux de communication» avec Pyongyang visant à «sonder» les intentions du régime quant à l’avenir de son programme nucléaire.

«Il perd son temps à négocier», avait-il écrit. «Conserve ton énergie Rex, nous ferons ce que nous devons faire.»

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