Publié le Vendredi 6 Octobre 2017 à

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Rallye d'Espagne, Thiry prévient: «Ils vont prendre de gros risques»

Thierry Wilmotte

L’ouvreur de Thierry Neuville pense que la première étape sur terre va faire de gros dégâts…


Jeudi soir à Salou, Thierry Neuville et son équipier Nicolas Gilsoul (à gauche) ont symboliquement franchi le podium de départ avec leur Hyundai i20 WRC sont le capot a été recouvert des drapeaux espagnol et catalan
; tout un symbole en cette période troublée en Espagne.

epa.

Jeudi soir à Salou, Thierry Neuville et son équipier Nicolas Gilsoul (à gauche) ont symboliquement franchi le podium de départ avec leur Hyundai i20 WRC sont le capot a été recouvert des drapeaux espagnol et catalan ; tout un symbole en cette période troublée en Espagne.

Les concurrents du rallye d’Espagne, attaquent ce vendredi ce qui s’apparente au gros morceau de cette antépénultième manche du championnat du monde des rallyes. Une première étape jalonnée de trois spéciales (de 12,5, 6,5 et 39 km) à parcourir à deux reprises entre 10 heures et 17 heures environ. Un parcours sur des routes de terre que Bruno Thiry a découvertes mercredi ; et pour cause : il est l’ouvreur de Thierry Neuville (Hyundai) qui, comme on le sait, tentera de revenir vers la tête du championnat que Sébastien Ogier (Ford) occupe seul avec 17 points d’avance sur notre compatriote, et 33 sur son équipier estonien, Ott Tanak.

« Les ouvreurs ne sont autorisés que sur les rallyes typés asphalte, et donc pour les spéciales de samedi et dimanche dans ce rallye, précise Bruno Thiry (qui fêtera ses 55 ans dimanche), actif en Mondial des rallyes à la fin des années 90, pour Ford et Subaru notamment. Mais j’ai tout de même fait un passage sur les routes de terre que les concurrents affronteront vendredi. Eh bien je peux vous dire qu’ils vont avoir du boulot ! »

« Tous ne pourront plus prétendre à la victoire ce soir »

Le pilote originaire de Saint-Vith, comme Thierry Neuville, pense que l’issue de cette épreuve de 312 km chronométrés, dont les deux tiers se joueront sur asphalte pendant le week-end, sera déjà fortement influencée dès ce vendredi. « Je pense que les écarts enregistrés à la fin de cette journée seront assez conséquents, au contraire des deux étapes sur asphalte où il sera beaucoup plus compliqué de faire de grandes différences, dit-il. Mais surtout, je crains que tous les candidats à la victoire et au titre ne seront plus en ordre utile ce soir ! »

L’employé de Hyundai est surtout inquiet pour les pilotes qui passeront parmi les trois ou quatre premiers… « Il y a beaucoup de poussière, de gravettes, et même de ce que j’apparenterais à du fesh fesh, cette sorte de farine qui fait plus généralement le cauchemar des pilotes du Dakar ! »

« Ceux qui suivent vont en profiter »

Un cocktail qui va forcer Sébastien Ogier à balayer la route, ensuite relayé par Neuville et Tanak, ce dont les autres candidats au succès partiel (Mikkelsen, Meeke, Latvala, Lappi, etc.) tenteront de profiter. « Dans la longue spéciale de 39 km particulièrement, je pense que les premiers vont être tentés de prendre de gros risques pour ne pas perdre trop de temps ; un temps qu’il leur sera ensuite difficile de rattraper sur l’asphalte pendant le reste du rallye. »

Ça promet !

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