Publié le Mercredi 27 Décembre 2017 à

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Meurtre de Louise à Liège: les policiers qui n'ont pas écouté la jeune étudiante sortis du pétrin?

Rédaction en ligne

L ’avocat de Patrick Vanderlinden avait déclaré que « pas mal de choses » s’étaient passées, pour son client, dans les mois précédant le drame qui a coûté la vie à l’étudiante française Louise Lavergne, 22 ans. On apprend aujourd’hui que le quinquagénaire avait été victime d’un grave événement, qui lui aurait laissé des séquelles... De quoi, peut-être, sortir de leur mauvaise situation les policiers inquiétés.


Louise et son meurtrier présumé

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Louise et son meurtrier présumé

Louise Lavergne, 22 ans, étudiante à la faculté de médecine vétérinaire de Liège, a été tuée par son voisin Patrick Vanderlinden, 54 ans, le 8 octobre dernier. L’homme était un récidiviste, condamné en 2003 et 2006 pour des faits de mœurs, et deux ans et demi avant les faits, elle l’avait surpris tout nu devant chez elle, sur le palier.

C’est ce qui l’avait poussée, le 11 février 2015, à se rendre avec son petit ami au commissariat d’Angleur afin de déposer plainte. Ils avaient été accueillis par un policier puis guidés vers un deuxième. Le premier a été suspendu pour avoir opté pour la rédaction d’une fiche-info plutôt que d’une plainte ; la suspension du second, qui aurait procédé à l’encodage à l’ordinateur, serait en cours.

Un AVC

On sait que ce jour-là, au commissariat d’Angleur, on a consulté la BNG au nom de Vanderlinden. Ses antécédents, plus qu’inquiétants, étaient donc connus de celui ou ceux qui ont décidé de ne pas rédiger de plainte.

Tout cela ne semble pas bon pour les policiers liégeois, et pourtant... On apprend aujourd’hui que Patrick Vanderlinden avait été victime d’un AVC en mai dernier, cinq mois avant le meurtre pour lequel il est en aveux. Son avocat, M e  François Dessy, avait expliqué que « pas mal de choses » s’étaient passées pour lui les derniers mois avant le drame. Il avait évoqué « de gros changements » dans sa vie, des choses « qui pouvaient former le terreau » propice à une grave rechute.

Il s’est mis à boire

L’AVC dont il a été victime aurait modifié son comportement. Il se serait notamment mis à boire, ce qu’il ne faisait pas auparavant. Cela est loin d’être anecdotique, car la défense des policiers qui n’ont pas acté la plainte de Louise pourront invoquer l’absence de lien de causalité, qui suppose que la relation entre le dommage (ne pas avoir pris de plainte) et le fait générateur (le meurtre) soit certain. « Il est clair que le Patrick Vanderlinden de février 2015 n’était pas celui du 8 octobre dernier », explique M e  Jean-Louis Gilissen, conseil du premier policier inquiété.

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