Publié le Mercredi 27 Décembre 2017 à

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«L'annulation du Festival du film d'amour de Mons2018 est catastrophique», s'exclame Elio Di Rupo

Belga

Au lendemain de l’annonce par son conseil d’administration de l’annulation du Festival International du Film d’Amour de Mons (FIFA) 2018, Elio Di Rupo, bourgmestre de Mons et président du CA de l’événement cinématographique montois, a qualifié la non-organisation du FIFA 2018 de « catastrophique ».


Elio Di Rupo.

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Elio Di Rupo.

Elio Di Rupo ne mâche pas ses mots quant au dossier de l’annulation du FIFA 2018. Pour le fondateur de l’événement, la non-organisation est « catastrophique » pour l’aura du festival, qui devait avoir lieu du 16 au 23 février 2018. « Nous devons rétablir le prestige du Festival du Film d’Amour, qui a été organisé non-stop pendant 33 ans », a indiqué Elio Di Rupo.

« Nous ne savons pas qui a sali le Festival. Cette année perdue est catastrophique pour son aura. C’est aussi une catastrophe pour l’économie locale, les hôtels et les restaurants de la région, quand on sait que le Festival attire entre 25.000 et 30.000 spectateurs tous les ans. »

Elio Di Rupo a tenu à préciser que l’annulation du FIFA 2018 « n’est pas due à la suspension des subsides par la ministre de la Culture Alda Greoli ». « La ministre, après avoir réagi au parlement sur base des éléments du dossier qu’elle connaissait, était prête à signer un contrat-programme de 100.000 euros par an pour une durée de 3 ou 4 ans. Le budget de festival est de 800.000 euros par an. »

L’enquête mise sur pied par le conseil d’administration du FIFA a pris du temps précieux aux démarches d’organisation de l’édition 2018. « Nous sommes au bout de notre instruction. Nous avons répondu à toutes les accusations : tout est faux. Mais le conseil d’administration est arrivé au constat qu’il n’était matériellement pas possible d’organiser l’édition 2018 du FIFA, un événement qui se prépare certes toute l’année mais qui demande un travail intense en cette période. Nous avons donc décidé de faire l’impasse sur 2018 et de déjà nous concentrer sur 2019. La ministre de la Culture s’est dite ouverte à cette nouvelle programmation. »

Elio Di Rupo a par ailleurs souligné que, depuis la publication via la presse de la lettre anonyme dénonçant notamment des faits de harcèlement de la part du délégué général, le conseil d’administration du FIFA s’est réuni cinq ou six fois sans le délégué général. « Nous avons examiné toutes les critiques émises. Ces critiques ont toutes trouvé réponse, dont la principale qui concerne le harcèlement. Nous avons interrogé le parquet et l’auditorat du travail qui ont tous deux confirmé qu’il n’y a aucune plainte pour harcèlement en cours. L’enquête de notre CA a montré que la lettre anonyme est un acte de malveillance. »

« Mais le mal est fait », a poursuivi Elio Di Rupo. « Le Festival du Film d’Amour est organisé par une équipe de bénévoles, tous amoureux du cinéma. Pendant toutes ces années, nous avons reçu plus de 3.000 acteurs, scénaristes, réalisateurs prestigieux qui ont fait la réputation internationale du festival ».

« Ce qu’il s’est passé est insupportable. Le dossier de la lettre anonyme a été relayé avec beaucoup de bruit par certains médias. C’est médiocre. Et c’est aussi médiocre que des politiques montois, Madame De Jaer (Ecolo) et Monsieur Bouchez (MR), ont émis leurs opinions sur le dossier alors qu’ils n’ont rien fait pour ce festival que j’ai créé. Mais il faut faire face à l’adversité. La principale préoccupation du CA a été de vérifier la véracité de l’accusation et tout s’est avéré faux. »

L’opposition libérale montoise, par la voix de son chef de file Georges-Louis Bouchez, a, pour sa part, évoqué dans un communiqué, que « l’annulation du FIFA est bien évidemment présentée par le groupe PS comme étant de la faute de l’opposition qui détruirait tout », en évoquant une « gestion hasardeuse reposant sur du sable » de l’événement. « Ainsi, qui a tellement bien géré ce festival pour qu’il ne soit même pas capable d’avoir d’autres ressources que publiques mais aussi pour qu’il n’ait aucune réserve financière après 30 ans ? » s’interroge Georges-Louis Bouchez. « Ce dont le FIFA a besoin depuis longtemps, à l’image de la Ville, c’est une nouvelle structure avec de nouvelles personnes et les pratiques de bonne gouvernance. »

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