Publié le Samedi 30 Décembre 2017 à

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Son passé dans le porno, ses octuplés et ses 14 enfants, ses envies suicidaires, etc.: les confidences de Nadya Suleman sur son passé d'«Octomom» (photos)

Rédaction en ligne

Nadya Suleman avait défrayé la chronique lorsqu’elle avait choisi, en 2009, de donner naissance à des octuplés obtenus par insémination artificielle. S’en était suivie une descente aux enfers pour celle qui avait hérité du surnom peu flatteur d’« Octomom ». Aujourd’hui, Nadia revient sur son passé, ses regrets et sa rédemption.

Souvenez-vous. Nous sommes en 2009, le nom de Nadya Suleman devient mondialement connu. À l’époque, cette Américaine de 36 ans décide de recourir à une sixième fécondation in vitro. Une insémination artificielle qui lui offre huit enfants d’un coup. Malgré les risques (ils restent à ce jour les seuls octuplés au monde à avoir survécu), elle fait le choix de les garder. Cette grossesse et cet accouchement lui vaudront le surnom de « Octomom ».

Déjà mère de six enfants, Nadya se retrouve dans l’embarras financièrement au moment d’élever ses 14 enfants. Pour survivre, elle est contrainte de tourner dans un film porno puis, à travailler dans une boîte de strip-tease de Floride.

Une vie de regrets et des envies de suicide

Aujourd’hui, à l’heure de faire le bilan sur son passé dans une interview accordée au Dailymail, Nadya se rend compte que sa décision de mettre au monde ses octuplés était « folle, immature et égoïste ». Même si elle ne s’imagine pas sans ses enfants, elle concède que ce n’est pas facile tous les jours et que tout n’a pas toujours été rose. Encore à l’heure actuelle, ses enfants doivent se partager deux chambres pour 14…

Concernant son activité dans le porno et le strip-tease, Nadya regrette car cette carrière l’a brisé petit à petit même si le film dans lequel elle a tourné lui permet, encore aujourd’hui, d’arrondir ses fins de mois. « J’étais dans un gouffre financier et devoir prendre soin de 14 enfants m’a quasiment poussée à commettre l’irréparable », avoue-t-elle. Des envies de suicide qui l’accompagneront pendant de longs mois.

« Je ne voulais plus vivre, je ne me sentais même plus comme un être humain avec ce personnage que je prétendais être afin de survivre et subvenir aux besoins de ma famille. Qu’est-ce qu’Octomom me dégoûtait. J’avais peur que mes enfants se souviennent de moi comme telle… J’ai été obligée de faire toutes ces choses parce que j’étais bien trop terrifiée à l’idée de ne pas pouvoir les assumer et leur donner la vie qu’ils méritaient. »

Extrêmement faible et fatigué, Nadya résiste seulement grâce à des grosses doses de médicaments mélangées avec de l’alcool.

Un cocktail très dangereux dont elle prend conscience aujourd’hui. « Je mélangeais des benzodiazépines avec de l’alcool, jusqu’à découvrir que c’était précisément ce cocktail qui avait tué Whitney Houston. J’étais choquée parce que même si je ne voulais plus être de ce monde, je pensais à mes enfants et j’étais obligée de continuer à tenir bon pour eux. »

Le déclic

C’est finalement une rencontre fortuite à l’aube de ses 42 ans, dans le club de strip-tease où elle travaillait, qui va la sortir de l’engrenage dont elle ne parvient pas à sortir.

Alors qu’elle travaille, un inconnu lui prend la main dans et lui dit « d’une manière aussi affable que déterminée ’Vous n’êtes pas obligée de faire cela’, à cinq reprises. Je n’ai pas pu retenir mes larmes, elles roulaient le long de mes joues. J’avais cette horrible envie de vomir. J’ai regardé le sol un moment et lorsque j’ai relevé les yeux, il était parti ».

Une rencontre qui est comparable à celle d’un ange à ses yeux.

Octomom décide de reprendre sa vie en main et redevient Nadya Suleman. « J’ai su que je devais retrouver ce qu’il y avait de sain en moi. Je ne voulais pas priver mes enfants d’une mère. L’idée c’est que tout est lutte, c’est le meilleur apprentissage. Se battre. J’ai appris à devenir reconnaissante pour chaque minute, chaque jour, chaque petit moment, rien de matériel, mais pour le temps passé avec ma famille ».

Aujourd’hui, elle travaille comme conseillère pour les toxicomanes et les alcooliques. Fini le porno, le strip-tease… et les hommes ! « Ce n’est pas pour moi d’être en couple. Mon destin, c’était d’être mère. C’est à la maison avec eux que je suis la plus heureuse et je savais en les ayant que je sacrifiais ma vie sociale. Mais ça me va parce qu’en fait, je ne suis pas quelqu’un de sociable. »

Une vie rangée qui n’est pas parfaite pour autant. Car si Nadya n’a plus de gros soucis financiers (seule une condamnation pour abus de bien sociaux en 2014 pèse sur elle), elle a tout de même du mal à joindre les deux bouts. Elle doit, par exemple, faire régulièrement appel à l’aide alimentaire pour nourrir ses 14 enfants. « Nous vivons toujours dans l’attente du prochain versement, c’est un combat quotidien. Je suis reconnaissante de recevoir des colis de provisions et je reçois encore quelques droits de ces horribles choses pornographiques que j’ai faites. Et non, je ne me fais plus de souci aujourd’hui. »

Le plus important, ce sont ses enfants. Particulièrement Aiden, 12 ans et autiste.

« C’est un challenge car il a le cerveau d’un enfant de 18 mois, ne parle toujours pas et porte encore des langes jour et nuit, mais ses frères et sœurs sont ses anges gardiens. Makai l’a pris sous son aile et lui donne à manger par petites bouchées, ils ont un lien très spécial. Je suis très ouverte avec les enfants et nous parlons d’autisme comme de tout d’ailleurs. »

Crédits photos : Photonews et captures Dailymail.co.uk

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