Publié le Dimanche 31 Décembre 2017 à

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Les Belges sont de plus en plus coquins et libérés: 70% d'entre-vous ont un intérêt pour le BDSM! (vidéo)

Alison Vlt.

Les livres « Cinquante nuances de Grey », les clips musicaux, les films… Le BDSM est très médiatisé et attire de plus en plus de Belges. Une étude scientifique aux résultats étonnants de même que les sexologues confirment cette tendance.


Capture Web

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Le chiffre a de quoi impressionner. Une étude, publiée dans le prestigieux « Journal de la médecine sexuelle », révèle que 70 % de la population belge a un intérêt pour le BDSM. Cette pratique comprend la servitude, la discipline, la domination, la soumission, le sadisme et le masochisme.

«  C’est le résultat d’une collaboration entre l’Institut de recherche psychiatrique d’Anvers et l’unité médico-légale de l’hôpital universitaire d’Anvers  », explique l’auteur de la recherche, Manuel Morrens, à PsyPost. «  Dans un échantillon représentatif de la population, nous avons découvert que 70 % des Belges ont fantasmé sur les activités liées au BDSM. La moitié de la population a indiqué avoir mis en œuvre une ou plusieurs fois une de ces activités dans sa vie. 13 % pratiquaient régulièrement des jeux liés au BDSM. 1 % a affirmé qu’ils ont déjà assisté à des événements organisés à l’extérieur incluant la domination et la servitude sexuelle. Nos résultats convergent avec ceux de nombreuses autres études, plus rudimentaires, sur le sujet.  »

Les auteurs de l’étude séparent cette pratique sexuelle en deux catégories. Il y a d’abord les actions dites « soft » qui sont les plus populaires auprès des Belges. Elles comprennent, par exemple, l’utilisation d’un bandeau, la restriction des mouvements par des menottes ou une corde, ainsi que l’utilisation de glaçons. Environ 30 % de la population dit avoir déjà testé une de ces techniques. «  Les pratiques BDSM plus « hard », comme frapper un partenaire, le fouetter, le dominer (s’agenouiller devant un partenaire, s’adresser à lui avec un titre), est régulièrement pratiqué par un Belge sur dix.  »

Les chercheurs expliquent ce succès par la médiatisation importante de la domination sexuelle notamment au travers des best-sellers « Cinquante nuances de Grey » et sa présence de plus en plus fréquente dans des clips musicaux.

Positif pour le couple

«  Ces derniers viennent titiller les jeunes, surtout les femmes. Ils font découvrir et donnent l’envie d’essayer ces explorations sexuelles. S’il y a plus de demandes en raison de cette forte médiatisation, les jeux de domination light ont toujours existé et sont assez naturels. Ils permettent un lâcher-prise. Dans une société où la femme a un rôle de plus en plus important et des responsabilités, cela peut lui faire du bien. Elle n’a pas plus besoin de prendre des décisions et d’avoir le contrôle de tout, l’homme le fait pour elle. Le BDSM peut aussi permettre de sortir de la routine. 70 % des Belges se disent d’ailleurs peu épanouis dans leur vie sexuelle  », explique la sexologue de l’Académie des Arts de l’Amour, Julie du Chemin.

«  Pour pratiquer la domination douce, il faut de la communication, de la bienveillance et de la confiance. Il faut y aller pas à pas et dialoguer avec son partenaire pour être certain qu’il soit bien à l’aise. On s’adapte en cas de ressenti négatif de l’un ou de l’autre et surtout on ne s’oblige pas à accepter toutes les demandes  », conclut la sexologue de « Mariés au premier regard » et coauteur avec Pascal de Sutter du livre « Les douze lois universelles du bonheur amoureux et sexuel ».

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