Publié le Jeudi 11 Janvier 2018 à

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Le baptême des vétés tourne mal, Fanny avait été obligée d'ingurgiter des litres d'eau: les bizuteurs ne seront pas punis

Belga

La nuit du 21 au 22 septembre 2013, dans une ancienne église désacralisée de Marcouray (Rendeux) transformée en salle des fêtes du village, s’étaient retrouvés des « bleus » et leurs parrains de la faculté de médecine vétérinaire de l’ULg. À l’occasion de ce bizutage, Fanny, une Française âgée de 20 ans qui ne souhaitait pas boire de l’alcool, avait été poussée à ingurgiter des litres d’eau, à tel point qu’elle avait été victime d’un œdème cérébral et qu’elle avait sombré, pendant deux jours, dans le coma. La cour d’appel de Liège a tranché dans ce dossier.


Fanny était étudiante en première année vétérinaire.

D.R.

Fanny était étudiante en première année vétérinaire.

La cour d’appel de Liège a accordé mercredi la suspension du prononcé à quatre étudiants vétérinaires poursuivis pour des faits de coups et blessures involontaires par défaut de prévoyance et de précaution après un baptême estudiantin qui s’était mal terminé. Une jeune fille avait été hospitalisée après avoir été forcée d’ingurgiter d’importantes quantités d’eau.

A la fin du mois de septembre 2013, Fanny, une étudiante française de première année de la faculté vétérinaire de l’Université de Liège, avait été hospitalisée après avoir ingurgité d’importantes quantités d’eau dans le cadre de son baptême estudiantin. L’une des épreuves avait été organisée le week-end par les parrains et marraines de baptême dans une église désacralisée de la commune de Rendeux. Admise à l’hôpital dans un état comateux le lendemain de la fête, la jeune fille souffrait d’un œdème cérébral. Son état s’était depuis lors amélioré, mais elle conservait certaines séquelles.

Le dossier avait été jugé par le tribunal correctionnel de Marche-en-Famenne. Quatre étudiants, alors inscrits en 6e année, avaient été condamnés pour des faits de coups et blessures involontaires par défaut de prévoyance et de précaution. Ils avaient bénéficié de la suspension du prononcé mais le parquet avait fait appel de cette décision.

Ce mercredi, la cour d’appel de Liège a confirmé le premier jugement en faveur des étudiants et leur a accordé la suspension du prononcé.

En première instance, la société des étudiants de médecine vétérinaire avait aussi été condamnée et avait obtenu la suspension du prononcé pour des coups et blessures involontaires par défaut de prévoyance et de précaution. Cette décision a été réformée. La Cour a acquitté la société des étudiants de médecine vétérinaire.

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