Publié le Vendredi 12 Janvier 2018 à

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Décret wallon décumul: PS, MR et cdH enterrent l'idée d'une prolongation de six mois de la phase transitoire

Rédaction en ligne

PS, MR et cdH, les trois partis numériquement indispensables pour une éventuelle réforme du décret wallon sur le décumul, ont rapidement enterré vendredi l’idée soutenue anonymement par certains des leurs dans Le Soir de prolonger de six mois la phase transitoire de cette législation.

© Photo News

Le président du MR, Olivier Chastel, «oppose une fin de non-recevoir à cette proposition» émanant d’une note du greffe du parlement wallon, a indiqué son porte-parole à Belga.

De son côté, le cdH de Benoît Lutgen a renvoyé à l’expression du chef de groupe au parlement wallon Dimitri Fourny. Ce dernier a affirmé s’en tenir à la loi actuelle (le décret de 2010) pour qu’il n’y ait plus de cumul au-delà des communales, qualifiant de simple «piste de réflexion» parmi d’autres cette possibilité contenue dans une note.

Au PS d’Elio Di Rupo, «nous ne sommes pas demandeurs d’une modification du décret», a réagi le boulevard de l’Empereur.

Selon Le Soir, PS, MR et cdH envisageaient à nouveau de remettre en question le décret décumul de 2010, estampillé Ecolo. La phase transitoire de ce décret, pendant laquelle l’élu qui ne peut cumuler - parce qu’il n’a pas obtenu un taux de pénétration suffisant - peut se déclarer empêché dans le second mandat - et donc le récupérer à tout instant en abandonnant le premier -, se termine au scrutin communal.

Cela signifie qu’un député wallon candidat aux communales de 2018 et soucieux de terminer son mandat régional devra renoncer à être bourgmestre, échevin ou président du CPAS de sa commune jusqu’aux élections de 2024, avec le risque de ne pas être réélu en 2019 au parlement wallon.

Les trois partis auraient donc envisagé, selon le quotidien, de prolonger de six mois la phase transitoire, jusqu’au scrutin régional. Cela éviterait par ailleurs de devoir investir des suppléants au parlement wallon pour six mois, ce qui ouvre pour ces derniers des indemnités coûteuses pour l’institution et génère le risque, pour la majorité étriquée MR-cdH, de ne pas dénicher suffisamment d’élus communaux prêts à monter à Namur.

Ecolo avait déjà dénoncé une énième tentative de saboter le décret décumul, alors que les scandales des derniers mois ont conduit une série de personnalités au sein des autres partis «à rejoindre Ecolo dans la volonté d’avancer vers un décumul intégral».

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