Publié le Samedi 13 Janvier 2018 à

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Liège: les images impressionnantes du chantier de l'Aquarelle (vidéo)

Luc Gochel

L’Aquarelle, un bâtiment emblématique du Carré, est en pleine rénovation. Après cinq ans de fermeture, le café et la discothèque au Premier vont rouvrir leurs portes à la fin de l’année, entièrement rénovés. Son nouveau propriétaire y croit dur comme fer : « il va donner un coup de boost à tout le quartier ! »

L’Aquarelle est un bâtiment classé situé en plein milieu du Carré à Liège.

Thomas Van Ass

L’Aquarelle est un bâtiment classé situé en plein milieu du Carré à Liège.

Quand on entre dans le bâtiment, on ferait bien directement demi-tour tant le spectacle de désolation est énorme. Là où une génération entière de Liégeois s’est amusée, et où de nombreux couples se sont formés, il n’y a plus aujourd’hui que des planchers défoncés, des murs lézardés, des plafonds délabrés… « Ce n’est rien, de toute façon, on va tout refaire à l’intérieur », rassure de suite Geoffroy de Paul, le promoteur namurois qui a racheté le bien en vente publique, en 2015, pour la modique somme de 331.000€.

Et en effet, seules sont classées les toitures, les façades et les menuiseries extérieures de cet ancien bâtiment historique. Il était à l’époque (au 17 ème  siècle) le refuge des moines de l’abbaye du Val Benoît. Par la suite, il fut transformé en quincaillerie, puis en bijouterie avant de devenir le café qu’on a connu de 1982 à 2013.

L’ancien bar au rez-de-chaussée va être aggrandi.

L’ancien bar au rez-de-chaussée va être agrandi. © Thomas Van Ass

« Toutes les parties classées seront rénovées à l’identique, reprend le promoteur. Tandis qu’à l’intérieur, on abat les cloisons, les toilettes et les murs dressés avec le café voisin, le Chicco (dont il est également propriétaire), pour en faire un vaste espace de 300 m² au rez-de-chaussée. Il y aura le même au premier étage et des bureaux administratifs au second. »

Les façades arrières du Chicco et de l’Aquarelle. © TVA

Rien que l’évacuation des déchets lui a déjà coûté la bagatelle de 25.000 euros…

Et lorsqu’on évoque le budget global d’une telle rénovation, la somme claque comme un couperet : « deux millions ! » N’est-ce pas une folie d’investir autant dans le Carré, sans être sûr de rentabiliser un tel investissement ? « Je ne le fais pas pour le rendement, mais pour sauver ce beau bâtiment et lui rendre son lustre d’antan. Et si je ne l’amortis pas moi-même, j’ai des enfants et ce sera pour la génération suivante, ou encore la suivante. », sourit-il.

Les combles sous toitures (photo  : TVA)

« Les travaux devraient encore durer huit mois et l’ouverture est prévue à la fin de cette année », évalue Thomas Kuypers, l’architecte du bureau liégeois Phi, qui supervise le vaste chantier.

Et c’est pour y faire quoi ? « On reprend la formule gagnante de l’époque mais en mieux, reprend Geoffroy de Paul. Il y aura un bar-brasserie au rez-de-chaussée et une discothèque à l’étage. Et ils s’appelleront « l’Aquarelle » et « Le Premier ». Ce n’est bien sûr pas moi qui les exploiterai, je louerai le fonds de commerce. J’ai déjà reçu plusieurs marques d’intérêts de brasseries et d’exploitants. »

La pièce du bar de la discothèque au Premier.

La pièce du bar de la discothèque au Premier. © TVA

Vu les sommes investies, la clientèle visée sera évidemment plus sélect. Un peu comme celle du Notger, le café voisin de la rue Tête-de-Bœuf qui attend également un nouvel exploitant. Et si celui-ci arrive d’ici là, cela ne lui fera-t-il pas une concurrence importante ? « Je ne suis pas de ceux qui pensent qu’on peut briller en éteignant les autres. Je pense que cette proximité créera de l’émulation et boostera tout le quartier. »

Une belle ambition donc, que l’on pourra tester dans moins d’un an.

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