Publié le Jeudi 1 Septembre 2011 à

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Catherine Fonck favorite pour remplacer Lutgen au gouvernement wallon?

V.P.

Après avoir mené pendant 12 ans les rênes du CdH, la désormais ex-présidente Joëlle Milquet a passé le flambeau à Benoît Lutgen. La première décision que le Bastognard devra prendre sera de désigner son successeur au gouvernement wallon. Catherine Fonck semble le choix de la raison. Mais son côté "coup de gueule" pourrait la desservir...
C. Fonck : “ le choix de la raison ” pour Lutgen ? (E.G.)

C. Fonck : “ le choix de la raison ” pour Lutgen ? (E.G.)

Un geste politique qui revêt une importance symbolique, puisqu’il permettra ainsi à Benoît Lutgen d’asseoir sa présidence. Depuis quelques semaines, les spéculations vont bon train pour connaître qui reprendra son “super” ministère, qui rassemble l’Agriculture, la Nature, les Forêts, la Ruralité, les Travaux Publics et le Patrimoine. Si le Bastognard est resté muet, il devrait sans doute lever le voile sur cette question dans les heures qui viennent, à moins qu’il choisisse de laisser traîner le suspense en vue de maintenir l’attention des médias sur son parti.

Pour l’heure, la seule chose à peu près certaine est qu’il s’agira d’un Hennuyer. Le parti humaniste est, en effet, le seul a ne pas disposer de ministre dans la province la plus peuplée de Wallonie. Cette hypothèse semble d’ailleurs être confirmée par le récent retrait du Namurois Maxime Prévot.

Dans la botte hennuyère, les mêmes noms reviennent à peu près toujours sur la table: Catherine Fonck, Véronique Salvi, Carlo Di Antonio et François Desquesnes. Cependant, pas la peine de poser la question aux principaux intéressés. Un ministère, c’est comme le dernier petit-four sur un plat: tout le monde se fait des politesses alors que chacun meurt d’envie de l’avaler. Quoi qu’il en soit, objectivement parlant, Catherine Fonck apparaît clairement comme la grande favorite. Difficile de nier que la Framerisoise dispose d’arguments qui plaident en sa faveur.

À commencer par sa solide expérience ministérielle et son ancrage important en Hainaut. Interrogée récemment dans nos colonnes elle n’a pas dissimulé ses ambitions: “ Ce sont des fonctions qui ne se refusent pas,” a-t-elle indiqué. Néanmoins, même si un remaniement est toujours possible (A. Antoine pourrait reprendre l’Agriculture), son image très “smart” semble bien éloignée des étables bouseuses de la foire de Libramont. En outre, ses relations avec Lutgen ne seraient pas très cordiales. Fonck apparaît malgré tout comme “ le choix de la raison ” pour Lutgen.

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