Publié le Jeudi 13 Octobre 2011 à

Culture > Livres

Lakshmi Mittal enlevé par des ouvriers Liégeois...

Rédaction en ligne

Alors que l'entreprise sidérurgique vient d'annoncer la fermeture de la phase à chaud, condamnant des milliers d'ouvriers au chômage et des milliers de familles aux difficultés économiques, on apprend que le grand patron d'ArcelorMittal a été enlevé par des Liégeois... dans le livre de Nicolas Ancion, jeune romancier, Liégeois et engagé.

C'est ce qu'on appelle les hasards du calendrier: le roman où Nicolas Ancion raconte l'enlèvement de Lakshmi Mittal  par des Liégeois est disponible en poche depuis le 6 octobre. Il s'agit d'une réédition du livre, paru il y a deux ans à une époque où de sérieux doutes commençaient à planer sur l'avenir de la sidérurgie liégeoise.

"Il ne résoud rien, c'est certain, mais il ose rêver que quelques types, quelque part, au lieu de rester assis à attendre un miracle, se lèvent et kidnappent l'un des hommes les plus riches du monde, celui qui a mis tous les ouvriers dans la merde" écrit Nicolas Ancion sur son blog, en conclusion d'un billet "couillu" où il donne sa vision de la cartastrophe écopnomique d'ArcelorMittal, pointant tout autant l'hypocrisie du groupe sidérurgique que celle de nos dirigeants politiques.

Extrait choisi: "C'est contre ceux qui ont vendu Arcelor au groupe Mittal qu'il faudrait se retourner, contre ceux qui ont fait croire que la fermeture n'était pas inéluctable, contre ceux qui avaient pour mission publique de mettre en place la reconversion du bassin et qui n'ont rien fait, contre ceux qui ont détourné l'attention de la population de ce problème majeur pendant des années et des années. Contre tous ceux qui ont accepté de dormir sur leurs deux oreilles depuis des décennies en espérant que le malheur annoncé n'arriverait pas. Puis contre celui qui a le pouvoir, à lui seul d'inverser le cours des choses. Ou de les laisser aller à leur perte tout en tirant des dividendes".

La suite est à lire sur son blog... ou dans son roman, paru chez Pocket.

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